‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 111 sur 164 · A.MYOT ET (GUILLAUME CANTER · texte numérisé non relu

A.MYOT ET (GUILLAUME CANTER

IV. — Hnhn,au chapitre 19 du V*^ livre, Ganter, corrigeant un passage d'Euripide, écrit : « Scienduni est quatuor lonis filioruni yîXjovtoç, à'.y.xooîoç. àoyâoîo) et ôVatiTo; (sic eos nominat Herodotus Terpsichore) heic esse corrupta nomina ac pro -zùJorj primum esse scribendum ycAÎiovqui fuerit lonis priniogenitus. » et plus loin, à propos d'une erreur semblable de Plutarque(Viede Solon) : « Undeet Plutarchus corrigendus venit, cum de tribubus his loquitur : et ubi legitur (taeder eiiim totum locum describere) ojo'.v oè TO)v ao'-t:(7)v"£ oéovTaç usvtoÙç "'^(oovo'j^scribendum /,o',-o)v -'$)iovTaç. » Or voici ce que nous lisons dans l'exemplaire de l'Arsenal :

I" Note de 1555 « TcAÉovTaç. yp. oéov-ra;. »

2° Note de 1583 environ» leg. ycAîovTa; a quatuor filiis lonis denominata fuerunt tribus ysAiovToç a',Y'.xôc£oç. àsyào^d; et ir'/.r-rjz Herodotus Terpsichore (i). »

Or non seulement le rapprochement \\\(ùc Hérodote, mais même la variante ys/iovTaç n'est indiquée ni par Cruserius, qui écrit « agriculturx- incum-

Sintcnis, Amyot ;iu lieu de twv àpÎTTtov lisait twv sapissojv ? l:n tffet, pas plus que la version variorum, la traduction manuscrite d'Amyot n'exprimait cette idée de c haye de piques furieuses ». — Pourtant, dans l'absence d'une variante de ce genre sur les marges de son exemplaire grec, nous sommes porté à supposer que cette expression est une traduction de tt,; zpoïooXf,?. C'est l.i, hàtons-nous de le dire, une simple hypothèse, car, comme le remarque J. Jauger ,o/). c//., p. 12), il arrive à Amyot d'adopter dans sa traduction des variantes qu'il ne mentionne pas sur so!i exemplaire grec.

(i) Cf. en effet Hérodote, 1. \', éd. H. Hstienne, 1566, in folio, texte grec, p. 196 : T(T)v"l(ovo; Taiôwv l'ïAiovTCi.; xal .Vly.xdpîC/; xai '.XpyiÔE'o xai "(JiiîvT,'co; ; et traduction latine, p. 157. « Cognominibus lonis filiorum Pckontis et .'Egicoris et .-^rgadei et lîopletis... «, et en marge: Geleoniis.

bantcs » (traduction qui s'explique par une mauvaise construction de la phrase avec Tc/iovTa;) : ni par Xylander, qui adopte aussi la leçon -s/iovra; (cf. sa note I, 210), ni par Estienne, qui lit -l'/.ioy-y.; et relève en note la mauvaise traduction de Cruserius. — Amyot, d'ailleurs, traduit en 156) comme en 1559 (fol. 63. C.) « Gcdcoiilcs, qui signifie laboureurs. »

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