AMYOT ET JUSTE LIPSE
Verania qui doit être introduit dans le texte avant l'iinpelra. L'écriture de ce mot, il est \rai, n'est pas aussi nettement authentique que la plupart des autres notes, et Féd. More! n'a pas inséré la correction dans son édition ; mais ni l'un ni l'autre de ces deux arguments ne doivent, je crois, nous taire rejeter l'attribution à Amyot de cette correction, que nous trouvons précisément mentionnée sur son exemplaire grec des Moralia, annoté vers 1570.
Si nous avons, grâce à cette note, la preuve irréfutable qu'Amyot s'est servi des commentaires de Juste Lipse sur Tacite pour amender le texte de Plutarque» il nous faut bien reconnaître qu'il a ignoré plus d'une variante et plus d'une correction proposée dans cet ouvrage par l'érudit hollandais : par exemple pour les \'ies de Galba et d'Othon, il ne mentionne dans aucun de ses deux exemplaires grecs, ni la leçon Chiviiis Rufiis, que Lipse substituait à Claiidiiis Riifiis, ni les leçons Plotiiis et Cocceianiis, que le témoignage de Tacite lui faisait préférer à Pollio et Cocceius.