‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 120 sur 164 · I.A CRrnQ.UE PKRSONNEl.LK 1) AMVOT · texte numérisé non relu

I.A CRrnQ.UE PKRSONNEl.LK 1) AMVOT

rappelle le passaj^c de la \'ie de C.atdii d'L'tique auquel Anivot fait allusion, que pour v corriger le texte des éditions llo-iTaioto; en llo-cô.o; qu'il substitue ici à llt-A'.o;. C^e n'est donc pas, semble-t-il à Xvlander qu'Annot en 1565 a emprunté sa correction.

Kdit. aldine 500 r^\ ... /.a: ;j.a'.(ÔTL'>>; /ai àpu-via; xai

Al'jpidJV.

Trad. de 1559 : -' ... Jusques aux Marets .Maeotides, et depuis l'Arménie jusques aux Lauriens. »

Trad. de 1565 : o ... jusques aux Illvriens. » Cf. en effet, ex. de l'Arsenal (fol. 300, r") /.aupiiov est souligné et on lit en marge : « Ex piH^iiia sequcuti appaiti Ifi^eiitliiiii t'ssi' '.AA-jciiov. .1

Ivdit. aldine 258 r". Hn face du texte iv -zû) OcâToio ■/&&- Toû;i£vov Ct-Jj ofuaa'f.jv. .\myot écrit en marge : « hoc loiO (It'i'st qiiod expleii potest ex Ponipeio, fol. 214, p. 2. »

et il ajoute en 1565 à sa traduction la note suivante (fol. 506, F.):

« L'original grec est défectueux en cest endroit et le fault remplir de ce qui est cv devant escrit en la vie de Pompeius, fueillet 458, souhs la lettre C. »

Souvent, d'ailleurs, les corrections tirées par Amyot du texte même de Plutarque sont signalées par lui sur son exemplaire grec, sans avoir pa.ssé à aucune ■époque dans sa traduction, par exemple.

Mdit. aldine, i 12 v" : --^ -c,-/ r.o\j.-rJ.rj-^ -/o/.Trfov avOoMTOv. V.n note : « iii Ponipeio ubi eaileni de re agitur kg. avooa

tcTjv r.O'xr.tJ.vj vtoAây-wv LiT£p'5'j£ïTaTC;v. forte ergo hic pro

•/.oATtiiv leg. vioAï/.o)v Ci). «

(i) I,:i traduction (fol. Sî*^> B) " Iioiiimc tout fait ;ï l.i dévotion et Ticlon le cueur de Fonipeius » nous semble s'expliquer fort bien ;ivcc •/.ÔArwv.

■ 500 JACQ.UES AMVOT

ivdit. alJinc 2I) r^ : -;a{o; y.paTT-.avo;.

lùi marge : c In Cncsaie Ici;. xpas^'V.o;. •> 'C(. en cftet l'it' de César. .\\.

Un autre niovcn de corriger le texte d'un auteur, et en particulier d'un historien, consiste, nous l'ax-ons vu plus haut, à le confronter avec celui d'autres historiens, qui ont parlé des mêmes événements. Amvot a tiré plus d'une fois parti de ce procédé de critique, qui lui a sui^igéré dans la revision de 156) un certain nombre de corrections. En voici quelques-unes :

Ivdit. aldinc 43 ï^. Tpoî'.ovTo; io'j/.io-^ ;J-f,~''j> '<, ''->'■' ~'.;j.t,toC

En marge on lit deux notes dont voici la plus importante : « Sunt qui velint hoc loco legi y, IovaIo-j toû •r'.;rr,Too. Quoniam censor ille Julius ex Livio lib. 5' (i) appellabatur, et omnino italegi opportet. Xam ex sequentibus apparet quintili mense ad Alliam pugnatum esse... » Et en effet, Amvot qui avait traduit en 1559 .f°^- 95' '^) • « le trespas de l'un des censeurs qui mourut au mois de juillet )' substitue en 1565 à cette traduction la suivante : Il le trespas de Julius l'un des censeurs. »

La note de l'exemplaire de l'Arsenal semble indiquer que la conjecture n'est pas propre à Amvot ; pourtant elle ne se trouve mentionnée ni dans la trad. varioruni. qui ren\'oie seulement dans certaines éditions à u Liv. lib. \', Decad. I n, ni dans Ciruserius, ni même semble-til, dans X\-lander, dont la note à ce sujet est peu explicite (d. t. 1, p. 2tS8 et p, 519).' Mais elle peut venir d'autre^ recueils que nous n'avons pas consultés, ou être le résul tat d'une n conférence » avec quelque érudit(2)."

(i) Mots en surcluirge.

(2) La correction n'est p.is incntionnùc d.ms l'exemplaire de Muret, et Sigonius n'y l'ait aucune allusion dans son eoninicntaire sur 'l'ite- Live. (Cf. pp. 144 et 14M).

LA CRrnQ.UK PHKSONNHI.l.H D AMYCVr 5OI

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