LA CRITIQUE ET L ÉRUDITION D AMYOT
nombre de corrections ou d'éclaircissements de ce genre qui ne sont jamais passés dans les éditions françaises. Nous nous contentons de les indiquer sommairement, en laissant de côté, bien entendu, celles dont nous avons trouvé la source soit dans Xylander (i), soit dans la traduction varioriuii {2), soit dans les recueils nitntionnés plus haut (3) :
Auteurs grecs :
Aristophane, 246, r" ;
Denvs d'Halicarnasse, 74, v;
Dion Cassius, [45, r"]; 325, v ;
Elien, 201, vo;
Etienne de Bvzance, 5, r» ;
Hérodote, 292, ro;
Hésvchius, fié, ro] ; 63, vo ; 289, v" ; 296, vo;
Pausanias, i 54, ro ;
Platon, 62, ro ; -'
Polybe, 97, VO; 98, ro ;
Strabon, 219, ro; 292, ro ; 323, vo , 334, vo ;
Suidas, 246, ro ; 529, ro ;
Tzétzès, 97, vo ;
Xénoplion, 66, ro.
Auteurs latins :
Cicéron, 32, v^ ; 266, vo ; [270, vo' ; [282, ro] ;
(i) P. ex. rt". 19, r' (renvoi à Eustathe) ; 49 r" (à Diogcne Laerce) ; 62, r° ,'à Thucydide^ ; 80, v° (à Euripide) ; 181, i" sq. à Appienj ; 266, v° (à Cicéron) ; 275. v" (à Cicéron) ; 502, r" (à Etienne de Byzance) ; 521, v° Cà Homère).
(2) P. ex, toi. 74, r", Aiiiyot écrit : « Livius et Vaierius Volumniani uxorem fuisse et Veturiani matreni scribunt. » Or on lisait 4iins les plus récentes éditions de la traduction vanoruiii la note marginale suivante : (( Livius et \'aler. Mas. aliter, X'olunmiani uxorem, \'eturiam niatreni fuisse scribunt. »
(}) Nous mettons entre crochets les références ayant amené des corrections dans la traduction française, soit en 15 59, soit en 1565 ; ces corrections, pour la plupart, ont été étudiées plus haut.
Columc'llc, 4), vo ;
Hlorus, 84, n' ; [293, rf] ;
Lactance, 9. vo (réfcrencc douteuse) ;
Ovide, 9, V; 1 5, yo;
Pline, 123, r": 204, v ; 292, r" ;
Quinte Curce. 226, v» :
Séuèque, 32, v» ; 282, r" ;
Tite-Live, 32, v" ; [43, r") ; 45, vo ; 75, r" ; [100, r"J ; 125.
Valcre Maxime, 96, ro ; 201, v" ; 282, r»] ; Velleius Patcrculus, 231, vo.
Sans doute il est possible, il est probable même, que quelques-unes de ces indications viennent de seconde main ; il est possible encore qu'Amyot, en se reportant, pour un passage de son texte, à quelque auteur ancien, y ait trouvé, dans les notes des éditions contemporaines, la mention de tel ou tel autre auteur qu'il a également cité. Mais nous avons le sentiment que, même après cette élimination, il resterait encore, à l'actif de notre traducteur, un certaiii nombre de références originales. Une remarque en eflet s'impose à qui considère ce relevé que l'on pourrait sans doute allonger, mais non pas à coup sûr doubler ; c'est le nombre relativement minime de ces références. Si Amyot avait voulu faire étalage d'érudition, s'il avait cherclié, par une satisfaction que beaucoup de ses successeurs ont connue, à s'en imposer à lui-même, il lui eût été facile de recueillir, non seulement dans les notes de Xvlander, mais simplement en parcourant les manchettes de la traduction variorum^ ou de celle de Cruserius, dix fois plus de citations
XOUVHAUX MANUSCRITS CONSULTES )05
et de renvois qu'il n'en marque sur son exemplaire. Puisqu'il ne l'a pas fait, puisqu'il a, ici encore, montré une discrétion qui nous surprend aujourd'hui, et qui l nous choque peut-être, n'en devons-nous pas conclure que ces rares références que nous rencontrons sur le volume de l'Arsenal, bien loin d'être en quelque sorte « plaquées », sont, pour la plupart, le résultat de ses lectures et de ses recherches personnelles ?