LES CORRECTIONS DE I. EXEMPLAIRE DE MELUN
nous avons dit qu'Aniyot avait peu de confiance dans les indications philologiques que lui offrait ce recueil. Voici cette correction :
23, E. 1565-67 : « Septcniagium. »
Texte des éd. : sîTTcitâyîov.
Trad. de Cruserius : Sfpliinai^iiiiii.
Xvlunder écrit : <■ Dionysius rcctius videtur to'J; xa/.o-jar/o'j; ir.-T.r.i'^o-j^, dicere Scptempagos (vel septenipagium quos et Porsena Etruscus reposcebat, ut lib. > Dionysius perspicue docet. »
Peut-être mis en éveil par cette note, Amvot écrit sur l'exemplaire de l'Arsenal (écrit, postérieure à 1555; : 5--T£;jL-i-".ov et dans l'ex. Melun : « Septempagiuni. »
23, I. 1565-67 : « aux Sabins. -
Texte des éd. : jaêivo:;.
.Mais Cruserius traduit : Albaiiis ; et de même Xvlander, qui ajoute en note : « In gra'co est aaêivot;, quod non video quomodo locum possit habere. iAiSivo"; lege. »
Enfin Estienne (1572): « non dubitem hic reponere iy/o'^-7. Toi; 'V/Stlwj'.;. quam lectionem et interprètes sequuti sunt. »
Amyot emprunte sans doute cette conjecture à l'un des trois érudits, et il écrit dans l'exemplaire de l'Arsenal (postérieur à 1555) :
« forte iA^avoî; »
et dans l'exemplaire de Melun :
« .-^ux .Mbaniens. »
34, H. 1565-67 : " .Amvlca. •' Texte des éd. : %<j.j\/.i.
Cruserius : Ain\h\i.
Mais Xvlander : AvncUj, et Estienne : "AuJy.Aa.
5 lé JACQUES AMYOT
avec la note suivante : <• Xutricis nonien liic depravatc Amylca, recto initio Alcibiadis Anncla. »
Amv'ot avait déjà fait cette remarque, car nous trouvons la variante daûxÀav écrite de l'écriture de 1555, dans l'exemplaire de l'Arsenal, fol. 16 r°. Mais il lallait le témoignage de ces érudits (Estienne et Xylander) pour le décider à adopter cette correction : C'est ce qu'il fait dans l'exemplaire de Melon en écrivant << Am\cla <>.
113, C. 15^5-67 : " Demosii )i 'nom dune comédie d'fùipolis).
Texte des éd. : ÔT,|j.oTio'.:.
Trad. variorum : Popiilares.
Mais Cruserius : Don; : et Xvlandcr : Popiili, avec la note : « Lego o7,[j.oi;. sicut et supra citatur liaec comœdia, et apud Athena;um aliquoties. »
Estienne maititient AT,;j.o!Ttoi;, mais signale la leçon Af',|j.o'.; qu'il semble même préférer: <• .\then. et Pollux quœdam afferunt ex Eupolidis comœdia inscripta nomine Af,iJiot, unde suspicare quis possit AT,;ao'.; hic pro At,|ao5£o'.i; esse scribendum. »
Amyot, sur ces indications sans doute, inscrit la variante dans l'exemplaire de l'.Arsenal (écriture postérieure à i>)5); mais en l'accompagnant du mot <■ forte ». Dans l'exemplaire de Melun, il l'adopte, et écrit « Demi ».
Cette correction a d'ailleurs été mal interprétée pail'éd.Morel qui a cru que « Demi» ne remplaçait que k-^ deux premières s\'llabes de " Demosii » et a imprimé en 16 19 (' Demisii ».
119, K. 1563-67 : Lucius Minutius.
1 exte des éd. : Àouxtov atvou-/(ov.
Certaines éditions de la trad. latine variorum — par ex. celle de 1558 Vascosan — ajoutaient en marge : Livim Miiii'uin : (d. ce que nous avons dit pour la correction 2 h E).