CONJECTURES PERSONNELLES
11 est quelques autres leçons adoptées par Aiiivot dans ses retouches de 1380-83 (Exemplaire de Melun), dont nous n'avons pas trouvé l'origine certaine dans les éditions et les traductions imprimées. Par exemple :
298} r-- f.Jïv 0: Tf.'.a;jLupi'j>v [r.r.zU "^^l TrevTjvt'.r/iAtwv oj [iiio'ji; oirAÏTatt.
La disproportion des chiffres devait étonner tous les interprètes — sauf Guarinus.
Aniyot, en 1555, conformément à la leçon de la plupart des manuscrits, supprimait ï-rti; dans son exemplaire de l'Arsenal (fol. 141 r") et traduisait ainsi en 1559-65-67 : « n'estans pas moins de trente cinq mille hommes en armes. » [Cette variante n'est pas adoptée par Hstienne, 1572].
Xylander écrit en note :«deequitum numéro prasertim tam exiguo peditatu, in suspicionem veni, ne prO'tp'.(ï;j.ypiiov T&'.r/'.A'wv sit legendum hoc est III non XXX niillia, idque ausus sum ita exprimere : sex legiones et in Sylla Plutarchus et Appianus lihro primo belli civili, quatuor Orosius lib. 5, cap. 9, adscribunt. »
Cruserius imagine une autre variante : « erant hi non minus XXX millia pcditum et quinque equitum. »
Aucune de ces deux leçons n'est adoptée par Aniyot, qui, en 1583, inscrit dans l'exemplaire de l'Arsenal: 'jÙ acio'Jî '.r~.z'.i xal ÔTtXïTau
C'est ce qui explique la correction de l'exemplaire de Melun : «-n'^stanspas moins de trente cinq mille hommes en armes tant de pied que de cheval. »
460, K. 1565-67: pour ce que Pompeius luv eust peu demander quelle providence des dieux il v avoit en son faict, et Cratippus luv eust respondu que...
520 JACaUES AMYOT
Texte des éd. : fû-oxaTaxA'.vo;jLÉvûv tùO xpaTÎn-ou xatt Tîapi- ■'OV7o; aCiTÔv et:; Ta; àjiEivova; ÈÀzioa; ci-u; |jLf, /.•jzï,p6; ;i.T,6à âxa'.oo; àvT'.XÉYwv îTt,] ï-z: ih |ièv îOcTBa". TÔv T:o;i7r//.ov v otteo tt,; TToovoia; ■ t'jv Si izo'iaîvEsfJa'. ot'....
(^ettc construction : l'i ;j.èv -ôv -ou— f'/.ov îoejOi;...] t,v... pouvait être et a été en etVet comprise de plusieurs façons : i" cela estoit, à savoir que... (c'est l'interprétation de Simon (irvnée et de X\-lander; ; 2" cela était possible (c'est l'interprétation d'Amyot 1)39-67, et celle de Cruserius).
Mais l'exemplaire de l'Arsenal contient (fol. 216 r") une note, postérieure, semble-t-il, à i))), mais écrite en deux fois : « t6 aiv ôsov }-j Jorlc, scd aliqiiauluiii iinililatiis est lociis. »
[Les cinq premiers mots sont barrés avec insistance et d'une écriture antérieure au reste.
Dans l'autre marge, on lit : ir.z'. to uiv [ce dernier mot barré] osov t,v à'psTÔai [lâv tov 7:o;j.T:f,iov...
C'est la leçon qu'Amyot a adopté dans l'exemplaire de Melun : « pour ce que la raison vouloit que Pompeius luv demandant... Cratippus luy aist respoudu. »
Kstienne avait consacré à cette phrase une longue note dans laquelle il proposait diverses \'ariantes, qu'Ann'ot a négligées, s'il les a connues.
461^ H. 1565-67: Que s'ilz le recevoient [ Pompeius] ilz avoient C.aesar pour ennemv et Pompeius pour maistre, et que s'ilz l'esconduisovent, Pompeius leur tourneroit à crime ce qu'ilz l'auroient chassé et Caesar ce qu'il/ ne l'auroient pas retenu.
I exte grec des éd. : ôî;a;j.svo'j; aèv, è";£'.v -/.aiiapa zoAqx'.ov,
•/al OcîT:oTf,v 7:0 ;j.Trf|ïov, à— (ijffaijLîvo'j; ôè, xai Toa-
XTitit) T-f,; ixôoAT,; 'Jza'.Tio-j; è'Tc<j6a'. xa; xatiap'.
Tf.î 6'.u>~îti);.
T-f,; ô'.oJaeio;, ou la variante inscrite d'abord dans l'exeni-