CONJECTURES PERSONNELLES
plaire de l'Arsenal, xr^ç ô'.w^su;. signilient i< par ce fait qu'il/ auroieiit obligé César de le poursuivre... " ce qui est bien rendu par la première traduction d'Annot : « qu'il/, ne l'auroient pas retenu. ••
Mais Anuot n'a pas été satisfait de ces deu\ L\cins : il a barré ôii.);î(.); pour mettre u foiic ôia5a»j2(o; »(?) [ce mot est ditîicile à lire, ayant été lui-même effacé depuis;. La correction de l'exemplaire de Melun '• ... ce qu'il/ l'auroient .saulvé en le repoussant... ■>, est sans doute la traduction de cette variante, lit ici, très probablement, c'est le désir d'un ternie plus clair et plus explicatif qui a fait chercher une variante .'i Anivtn.
5 57, A. << bon pour Hattcr et attraire les caeurs des jeunes gens. »
Texte des éd. : âyaOo; véojv ']/J/i; oily.iWî:/.
Kxempli'.ire de .Melun : ■. bon pour flatter et (u'iriiiser les cueurs des jeunes gens. »
La première traduction était très exacte avec ce texte : en effet le lexique de Toussaint M 5 52). par exemple, donne pour à'.y.2>.Ac'.v les tradctions dccipio, aJiilor, bhtudior, et les svnonvmes i-y.-:ût. OtoT^v'.», saîvw.
Mais l'interprète latin avait traduit : aiiiiiio^ incihinilo>, et cette traduction avait été critiquée par Xvlandcr. Elle se ju.stifiait pourtant par un texte un peu différent, qui portait la variante y.2y.avîîv ou oiy.ovïv. (Test cette dernière variante (consignée sur l'exemplaire de l'Arsenal, écriture de 1585), qui a sans doute suggéré à Amvot sa correction (i).
(i ) Cf. 1,1 nicniL- phrase ainsi corrigée dans rcxcnipl.iirc de r.A.rscii.il 257 V" : le texte était l'.y.iî.ïiv ; Amvot note en 15 Si y.axy.aAT',v, puis postérieurement « aiy.âXXî'.v mcliits à-/ovâv >i. De même encore, dans l'exemplaire grec .innotc des Monilia : p. 174, en t'ace de y.aîcavcrv, : <i kg. ivicivîv 615 ». Et cil effet p. 615 le texte étant y.aA/.'jvîiv, .\myot écrit en marge : « /;; apophleg. y-ayavî'v icil oiiiniiio Iccrriiiliiiii l'idrfni ixcivîv. »
Nous avons lieu de croire que, pour d'autres passages encore, l'étude du texte des Mornlin a servi à Amvot après 1570 à amender celui des l'if s.
La dernière correction est plus curieuse :
592, 1. i)6)-67 : <■ Tiillius Attius. »
Le texte des éditions était pourtant : tuaaîov ir.r.:w, que la traduction variorum rendait soit par Tullius Appius, soit simplement par Tullius.
Mais Xvlander traduit : Tullius Attius, et ajoute en note : >< In Grivco est TJXa'.ov ■'Atz'.ov, quod interprètes parum de his rébus solliciti retinuerunt. Est autem legendum TjAaov "Att'.ov : loquitur enim de Tullo Attio, Volscorum rege, ad quem exul Coriolanus confugit. Livius lih. 2. Dionvsius lib. 8 initio, et in Coriolani vita noster. »
De même Cruserius, tout en traduisant Appiuni Tullium, écrivait en marge : « Puto legendum Accium Tullium cujus Livius meminit Lib. 2. ■'.
On ne s'explique pas bien qu'après cette accumulation de références, Amvot ait corrigé sa bonne leçon, en écrivant dans l'exemplaire de Melun : « Tullius Appius >■>. C'est sans doute à une rapide lecture de sa traduction qu'il faut attribuer cette retouche qui, en efiet, ne se trouve pas dans l'exemplaire de l'Arsenal.
Avant de passer aux corrections qui, en conservant le même texte, modifient seulement au point de vue du sens ou de l'exactitude l'interprétation française, nous signalerons un passage dans lesquel le traducteur semble avoir arbitrairement modifié le texte grec :
48, E. 1565-67 : (I il semble qu'il ait voulu recommander la clémence et la doulceur comme estant partie de la dévotion envers les dieux. )> Texte des éd. : Ta ;i£v o'jv Tpâixa cûo xt.v èÇT.iiépws'.v è'o'.xê ô'.Sâaxeiv (o; [lopiov £Ù3î6eia; oiaav.
CORRECTIONS INJLSTinKES 523
Les traducteurs latins adoptent tous ce texte. Mais Estienne écrit : tt,v ^f,; Jît.iiîoojt'.v, et ajoute une note à ce sujet.
Amyot, dés 155). semble- t-il, avait mentionné dans le volume de l'Arseual cette le^on, que Ton trouve déjà, du re.ste, dans l'exemplaire de .Muret. — .Mais cette seule addition ne saurait expliquer la correction de l'exemplaire de .Melun, qui est la suivante : u il semble qu'il ait voulu recommander la clémence et la doulceur, en commandant desfricher la terre, comme estant partie de la dévotion envers les dieux. »
Cette élaboration du sens se détachant trop vite du texte grec se retrouve dans une correction de l'exemplaire de .Melun dont reparlerons plus loin.
y^, 1. I exte grec : oîx'.STa;... <ô; xaL uassaXia; -pôJTo; 1559-65-67: << comme l'ut celuv qui premier fonda Marseille. '■ Kx. de .Melun : « comme lut Protus qui premièrement fonda Marseille. ■.
CORRECTIONS D'IXTI-RPRHTATION
Voici quelques passages dans lesquels, sans modifier la leçon qu'il avait adoptée, Amvot est revenu néanmoins sur sa traduction, aux diverses époques que nous avons indiquées, pour la rendre plus conforme au texte grec :
Errai uni de ijj'j.
l8 G. : '< l^u mois qui lors s'appcloit Scxtilius. » Texte grec : -roO ■j£;t'.aîo-j ar.vo;.
Erratum: " ... s'appeloit Sextilis. »
La première traduction, qui n'est qu'un calque du grec, avait déjà été corrigée en Sextilis (mot latin), sur le ms. de dédicace, loi. 48 verso. Mais cette correction nVivait sans doute pas été inscrite sur le ms. de travail, et ce n'est qu'en se relisant, en 1559, qu'Ann'ot a eu l'idée de rétablir la seconde forme.
149, E. : « tous universellement lu\" donnèrent loisir et moien de mettre à seureté les Romains qui estoient demoure/ dehors. »
Texte grec : -r.o'/'/ày aôî'.av -zû) |iapy.iw rapaoyîïv
Erratum : u ... de mettre au dedans a seureté. »
La correction est très bonne : i" parce qu'elle rend
l'idée de i-ri-'&vTi, 2" parcequ'elle était, pour ainsi dire,
rendue nécessaire par le contexte même.
330, B. : '< qui ne les pou\oient environner par derrière, a cause du lieu où elles estoient, ;;v les iiiirslirpav devant, à cause que leurs galères flottoient en