CORRECTIONS D INTERPRETATION ) ) I
Signalons enfin, parmi les retouches de sens, deux <Hi trois corrections qui, après avoir été inscrites dans l'exemplaire de Melun, ont été ensuite — et avec raison -- supprimées par Anivot.
394, K. i)59-(i5-67 : « Adonc Octavius desgainant son cspce en tua le palefrenier de l'un de ces seigneurs barbares ».
Le texte grec d'Aide était ponctué d'une manière équivoque : ox-taoûïcn; }ièv ivaarâTaî ■zo Çt'-foç. ivè; T(Lv JSapGi&wv, xTcivei xàv '.t.~o%6\io'/. Mais l'interprétation d'Anivot, qui est aussi celle de Guarino et de Cruserius, est la plus naturelle.
Pourtant Xvlander imagine une variante bizarre en supprimant la première virgule, et traduit : « Ibi Octavius unius de barbaris gladio arrepto, equisonem ex-dit. » Kt Amvot, plein de respect pour l'auteur de cette traduction, inscrit sur son exemplaire la correction suivante : « Octavius tirant l'espée de lun de ces barbares, en tua l'escuyer » ; mais la réflexion la lui fait à bon droit supprimer, et il n'en garde que l'expression « ecuyer » au lieu de « palefrenier ».
De même, 455, G. et H, le texte ponait TJaac;. qui est
traduit par Grvnaeus, Amvot et Cruserius en «Tullus».
Xvlander, sans raison, écrit : ■< Tullius <>. Et Amvot.
docilement encore, inscrit cette erreur, quitte à la corriger
ensuite.
Ces exemples sont curieux, parce qu'ils nous montrent la confiance que, même après 1580, le traduc teur français accordait à l'érudit allemand (i).
(i) La correction i8o. K, est moins intcrcssante : « Barbares i, pour traduire « 'ii;i6apo'. », avait été d'abord corrigé par Anivot en « Sauvages », et cette seconde IcsOii a été avec raison supprimée par lui.