‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 136 sur 164 · nuit II m de ijj^j · texte numérisé non relu

nuit II m de ijj^j

Les retouches de style sont assez nombreuses dans l'Erratum de 1559. Cf. 16, H.; 17, B. ; 219,0. ; 245, H.; 304, B.; 447, D.; 472, .\. ; 520, G. ; 528, I- ; 5)7» A.; 595, G. ; 681, G.; 707, G.

Certaines modifient légèrement le sens du texte grec, qu'avait bien rendu la traduction primitive.

P. ex. 243, H. : " car il s"cstoit trouvé à beaucoup de bons affaires fl ù Iwincoiip de bons mots qui estoient plaisants... »

ïiE St.... "oaaoî; T.oi''<x:ti: /.al Àoyo:; il'.O'-i ixof,;

Corr. : " et avoit beaucoup... »

D'autres ont pour but d'alléger le style, soit en fractionnant les propositions (^ci. 447, D-), soit en supprimant « Et » au début d'une phrase (cr.472, A.).

D'autres corrigent avec raison des impropriétés, par ex. :

520, G. : " .\lexandre non seulement luy donna audience, et luy ottroya sa requestc, mais davantasre son const'il. »

Corr. : « davantage su\vit son conseil ». ("Peut-être la première leçon résulte-t-elle d'une omission du tvpographe).

D'autres enfin sont presque des corrections de langue, comme celle-ci, qui est assez mtéressante :

564 JACaUES AMYOT

528, I. : " Quand je scaurov dire choses non dignes d'estre tcùcs ».

Corr. : « choses dignes de non estre teùes».

Édition de ij6j.

Nous trouvons dans l'édition de 1565 les mêmes genres de corrections. Le plus souvent, un mot impropre ou peu usité est remplacé par l'expression exacte, parfois même la délicatesse des corrections témoigne d'un très grand souci du style :

262, A. : '* 0)1 a fait icv loidie sur le coustcau ceste postence cv ».

Corr. : « On a dressé en l'air o.

26^, C. : '< occasion qui la deust cschauljcr à ce taire ». (xirr. : « esmouvoir ».

267 H. : " Mithridate se ressourdeil et rcfeit ». C^orr. : » se remeit sus ».

402, I. : « estoient aisez à forcer et à prendre par la

soif ».

Corr. : c par faute d'eau ».

404, C. : " mah en allant et venant il appercfut que le vent elevoit en l'air».

C^orr. : " il s'advisa ».

407, 1^. : " les finesses et flatteries de ses mignons de cour». Corr. : u les \'aines bra\'eries ".

612 D. : <" -"^ rencontre d'un vieux ùipitaiiie». Corr. : « routier ».

6 12, H. : '< Ptolomacus avec une grande couipiii^vie de navires ».

Corr. : » Hotte ».

Souvent encore le désir d'alléger la phrase préoccupe le traducteur, par exemple :

398, K. : '< et aussitost qu'il fut de retour à Rome, il fut esleu ».

Corr. : « et à son retour à Rome tut incontinent esleu ».

405, F. : « Quand les Africains de Sertorius luv estant porté par terre eurent pris son cheval... » Corr. : « Les .\fricains de Senorius ayans pris son cheval. »

630, A. : « un chant très dévot et pieux à la mesure duquel se rapportoit le mouvement et le son des rames des forçaires, tellement qu'il en resultoit quelque accord et harmonie plaisante aux aureilles ne plus ne moins qu'en un convoy de mort et desploration funèbre le son des coups de ceux qui se battent les poitrines respond et vient à la cadence de ceux qui sonnent des flustes. »

Corr. : « un chant très dcvot et pieux auquel se rapportant le mouvement des rames et de la vogue, le son venoit avec quelque grâce à se rencontrer comme en un convoy où les lamentans se battent les poitrines à la cadence de chascun couplet de la chanson. »

Enfin, comme en 15 39, un certain nombre de redoublements sont encore réduits : on a pu en noter dans la correction qui préside ; en voici d'autres exemples :

566 JACQUES .\MV(n'

2)0, B. : '< il conimcncea à porter les armes es courses et l'oyat^ci que faisoient ceulx de Mantinée. » Corr. : [ilclcatin].

252, A- : « une l'crmeté niable et asseurée. » Corr. : deleatur .

258, G. : " en un a^uet et embusche. » Corr. : [tieleatin].

401, K. : " elle luy faisoit entendre et scaivir plusieurs, choses. )) Corr. : [ileleahir].

Exemplaire de Mcliiii.

L'exemplaire de Melun présente un certain nombre de corrections de style :

18, K. : " il leur commanda de démolir et destruirc leurs maisons et s'en aller avec luv habiter .'1 Rome. ') Corr. : u venir ».

La correction est bonne et n"a pas besoin de commentaire.

44, H. : I' trois cents satellites » .

Corr. : « satellites et gardes».

L'adjonction, presque constante chez Amyot, au mot satellite d'un terme comme soudard, .o-i/rrff, peut s'expliquer peut-être par le sens trop pacifique qu'avait pris déjà le mot satellite, à moins que ce ne soit une de ces associations verbales dont nous avons noté chez lui maint exemple. Remarquons en tous cas qu'on la rencontre chez Du \'air : " t\Mans environnés de leurs gardes et satellites », Çl'raitc de l'clequeihe fiaitçaise, édit. R. Radouant, p. lôô-iôy). -^

RETOUCHHS DK STYI.K 567

40, (j. : " eut en telle .Kiniiration la j,'/ j;/(/'|uiiss.ince du Roy Xunia ". Corr. : [ilelfolinl.

L'élision de IV final de grand, qui n'est pas hal->ituelle alors, semblait provenir d'une préoccupation rvthmique ; la correction a eu sans doute pour hut de faire disparaître cette anomalie, tout en conservant une phrase aussi harmonieuse.

31, I. : " des autres quatre nul n'est decedé de .vj mort naturelle, ains ont esté les trois occis en trahison >'.

Corr. : deleatur .

Cette correction qui n'a pas été adoptée par Morcl, peut-être par oubli, est assez bonne, sinon nécessaire, et contorme à nos habitudes modernes.

107, A. : '■ il lalloit oster la ville d'^tgine pour ce qu'elle estoit couniie inie (wille dans l'œil du Pirée ». Texte grec : (,,; \-r,\i.r;i toG -s'^îm;. Corr. : « comme une maille ».

Correction excellente, qui substitue à l'explication populaire de la maladie, la dénomination savante que l'on rencontre, p. ex., chez du Pinet(iJ.

166, B. : " destounioit l'instance qu'on lu\- en taisoit ».

Cette traduction rendait bien la nuance du grec : O'.c'xÀ'.v; TT,v -.f '.AOT'.uiav.

Mais Amyot, se relisant sans avoir le texte sous les yeux, a trouvé sans doute le verbe inusité et l'a remplacé par (( rejetoit », plus fréquent, mais ici moins exact.

180, A. : " leurs armes ».

Corr. : ■< leur armée ».

Bonne correction, conforme à l'usage moderne.

(i) Trad. de Pliiu; ùd. 1565, XXIV, 15 et X.WIII, 11. C.i. .lussi Larivey : Lu l'euie d.uis Aiuicu Ibcàtrc français, \ , 12b.

180, D. : <• sa navire » (vaô;).

Corr. : « sa galcre ». (On rencontre plusieurs corrections semblables).

Le premier mot semblait sans doute trop important pour l'objet à désigner.

219, K. : <' hors de leur entendement ■> rendait bien ÈEtTxàvTo: ih'i Aoyiijjxov ; mais Amvot, ne se souvenant plus du grec, a préféré l'expression courante : <■ hors d'eulx mesmes )i.

274, I. : " leur flotte fut forcée ». Texte grec : ôi^axeOévto;.

La correction : « courut fortune -i est insuffisante.

303, E. : « en l'aage de soixante et dix ans ». Texte grec : Jtt, l6SoixT,x(5vTa ^EêKo-xw;. Corr. : « en l'aage de plus de soixante et dix ans ».

Je ne crois pas qu'il faille voir dans cette correction une influence de la traduction de Xvlander : >. qui septuaginta vitas annos expleverat », mais un simple renforcement oratoire.

382, E. : " par contrainte... plustost que de cueur et d'affection ».

Texte grec : dvayxaiw; ]j.à^7vov F, Trpo'JJai»;. Corr. :« par acquit ou contrainte... plustost que de cueur et d'affection ".

Ce redoublement est ici introduit uniquement pour la symétrie, et fausse le sens de l'original en ajoutant l'expression i< par acquit. ».

398, K. : " assailliz en surprise ».

I exte grec : È-jT'.ireffrjvts; aÙTo'v Corr. : " pris en surprise ».

Simple retouche de style.

RETOUCHKS DK STYLE 569

399, G. : " dclibcrer ne discourir».

Cotte expression était déjà le résultat d'une correction de 1565; l'édition de i))Q donnait seulement i' discourir >'.

L'exemplaire de Melun porte la variante — adoptée par More] — « délibérer ue disputer ».

Kst-ce avec intention qu'Amvot coordonne deux expressions qui se terminent de même ? D'autres passages pourraient le faire supposer (1).

466, D. : << la bride roide ».

Corr. : k la bride haulte ».

Kxpression plus moderne.

527, G. : « ceulx qui le pensoient avoir par menaces ». Texte grec : twv èx'joêo'jvxdiv.

Corr. : « ceulx qui le pensoient forcer ou avoir par menaces ».

Ce redoublement semble avoir pour but de renforcer l'idée et surtout d'ar^-oudir la fin de la phrase. Voici en effet cette phrase entière, ainsi corrigée :

S'il se monstroit rebours | à | ceux | qui ] le | cuidoient

I flatter | encore se roidissoit-il davantage | contre |

ceux I qui | le | pensoient | forcer | ou avoir par menaces.

551, H. : •< les délices et voluptueuses supcrfluitez ». Corr. : « richesses et délices superflues ». II est possible, d'ailleurs, que cette correction provienne

(i) Voici, en effet, quelques corrections de l'édition de 156) :

403, D. : « bien peu de leurs cscuvers ou de leurs plus prive\ amii, »

Corr. : « ou de leurs plus familiers ». 407, G. : " l'insolence et ficrlc des gens de guerre ».

Corr. : « et arrogance ».

414, G. : « quant .i leur ambition et opiniashrtc de ne vouloir point estre commandez par luv ».

(2orr. : « et présomption ».

570 JACaUES AMYOT

d'un retour au texte grec -/.'v^to'.; -/.aï xpusaï;, mieux rendu par la seconde traduction ; la première était trop modelée sur la version d'Antonius Tudertinus : suvimii délie lis.

657, B. : '< Es tu doncqucs ici ? »

Texte grec : svxi'jOa r.v ipi toOto:

Corr. : « Te voyla doncques ».

La correction donne plus de mouvement à la phrase.

Parmi les corrections de style qui précèdent, nous en avons vu qui semblent dénoter de la part de l'auteur une préoccupation euphonique ou rythmique. Il nous faut dire encore quelques mots d'une catégorie de retouches qui supposent chez Amyot, non seulement ce souci de l'harmonie et du « jugement de l'aureille », mais encore l'habitude de se relire à haute voix ; elles témoignent, de la part d'un traducteur pourtant si fécond, du souci de faire disparaître jusqu'aux moindres taches de style. Nous voulons parler des corrections qui ont pour but de supprimer les répétitions de mots trop rapprochés.

Erratum de ijj9.

20, F. : '<■ Nous avons esté violentenient et contre les

loix ravies par ceulx à qui nous sommes vuùu-

ti'tunit ».

« Maintenant », qui terminait aussi la proposition

précédente, a été pour cette raison remplacé ici par u de

présent ».

26, B. : « Si me semble que les philosophes n'ont point mal definv amour quand ili ont dit que c'est comme une entremise des Dieux quand i}{

RETOUCHKS DE STVI.K 57 l

veulent sauver et garder quelques jeunes personnes ».

Le deuxième « quand ilz » a été supprimé par la correction « des Dieux voulans sauver ».

68, F. : " moins encore estoit il possible qu'il s'en peust taire, esliwt incité et poulsé de sa conscience». " Estant » choquait .\mvot, après « estoit » ; il l'a remplacé par « se sentant » qui ici est très exact.

III, F. : " Ht vo\ant que Tolniides tîlz de Tolmaeus sur la confiance de ses prosperitez passées, à cause qu'il estoit grandement prisé et honoré à cause' de ses beaux faicts d'armes ».

Le premier « à cause que » est remplacé par " pour lesquelles », ce qui dénature la subordination, sans d'ailleurs modifier beaucoup le sens.

171, K. : «Ainsi qu'il siicrifioit, estant tout le sacrifice

commencé la foudre tumba du ciel, qui alluma

le bois du sacrifice estant sur l'autel, et sanctifia

tout le sacrifice ».

La correction de (( le bois du sacrifice » en n le bois »

était à peu près nécessaire.

240, A. : " auquel assault Antiochus mesme receut un coup de pierre à trai-ers le visage, qui luv jetta les dents hors de la bouche ». « à travers » est remplacé par « sur », parce qu'il y avait dans la phrase précédente «... que le roy avoit faict faire à travers les vallées et destroicts des montagnes ».

276, B. : " ...apportèrent aux Romains une resjouissance grande, et au contraire un etonnement et tristesse o-;-.i«J(r aux Grecs».

Corr. : « resjouissance merveilleuse ».

3)0, B. : " Toutcsfois à la fin Lucullus à toute peine

trouva façon de mettre en terre les meilleurs

combattans qu'il avoit lors autour de luv par un

endroict où // trouva que l'on pouvoit descendre >i.

Corr. : <( il trouva que » est supprimé.

3 5 5, K. : •' et puis avec une froide espérance aller maintenant commencer une nouvelle guerre... »

Corr. : « et puis soubz une froide... » En ertet, la phrase précédente était : ^ et qu'il ne joignoit alors sa puissance avec celle de luv plustost que de le laisser ruiner et destruire. »

Cf. d'autres exemples encore : 67, A. — 187, D. — 187, K. — 366, C. — 375, B. — 383, F. — 610, G. — 687, H. — 705,0.

Edition de i)6).

259, D. : « C'est une grande vallée emmurée de costé et

d'aultre de o^iandes et haultes montaignes Le premier « grande » est remplacé par o longue >>.

260, A. : '< respondirent à /;i(;///:^ crvs de dessus /('/'//« /.'il////

de la montagne ». « Le plus hault » est remplacé par la « cyme » Pourtant Amj-ot, nous l'avons vu, ne semble pas employer volontiers le mot <( cyme », et le corrige même parfois par « le hault ».

398, G. : « que l'on estimoit lors hi'eu gentil compagnon celuv qui avoit bien la hardiesse ».

Le deuxième <> bien » est supprimé. fl

410, E. : <• soubz couleur de le renvover ea son gouverueiiH'iit, mais à la vérité pour contenir en office le ro\aume de l'Arménie qui confinoit aux pais de sou gouvernement ».

Les trois derniers mots sont remplacés par ; " dont il estoit gouvertieur ».

410, I. : « il s'en alla dcins Crateriis et Antipaler lesquel/. envoyèrent de-irrs Eumenes ».

Corr. : « vers Eumenes ».

413 II. : « >.]ui estoient leans uvei lity : car il les taisoit tous les uns après les aultres manger avec liiy ». Les deux derniers mots sont remplacés par : « à sa table ».

416, B. : « là autour tout estoit hioi plein de feuz, il se doubta bien adonc ».

Le premier <f bien » est supprimé.

611, G. : « il alla trouver son père Antigonus comme il ilespescboit quelques ambassadeurs, et après lu\' avoir fait la révérence et l'avoir baisé, il s'asseit auprès de luy tout ainsy comme il estoit accoustré aiant en la main les javelots qu'il avoit portez à la chasse et lors Antigonus rappelant à liaulte voix les ambassadeurs qui s'en alloient parce qu'ils estoient despeschei... »

<' Despeschoit » est remplacé par « donnoit audience à ». Si cette correction n'est pas inspirée par une nuance de sens qui n'existait pas, je crois, au xvie siècle entre ces deux termes, elle e.st assez curieuse, à cause de l'intervalle qui sépare « despeschez » de « despeschoit ».

Exemplaire de MeJiin.

La revision, quoique sommaire, de 1580-83, supprime pourtant certaines répétitions que les retouciies antérieures n'avaient pas corrigées :

574 jACciUKS AMVOT

2, B. : " quand son pcre ».

Corr. : " quand ,î:geus'>.

« Son pL're ■■ se trouvait dans la proposition précédente.

AA, E. : " Numa avant accepté le rovaunic ". Corr. : « \uma l"avant accepté ».

« Le ro\aume » était dans la phrase précédente.

1 ^2, G. : " un (/»//•(• grammairien luv dit quelque dutre

fois qu'il avoit... »

Corr. : « quelque fois ».

133, C. : " 1.1 loi vouloit que la femme ry;// ;v»/t)/7 taire

divorce avec son marv, allast »

Corr. : « qui estoit pour faire divorce. » Cette expression assez nouvelle, était alors dans toute ;;a vogue (11, et Vaugelas la déclara " très française quoique basse ». Amvot l'avait emplové déjà plusieurs fois en 1559 ( 2).

2 18, D. : << Comme lors il advisa ceulx qui estoient en em-

busche de la venue de Marcellus : et eulx le laissèrent approcher jusques à ce qu'il fust tout contre eulx, puis tout soudain se levèrent ensemble tX. enveloppdiis Marcellus, commencèrent... » Corr. : « l'enveloppans ».

Cette correction est d'ailleurs excellente grannnaticalement.

493, C. : « Cccsar s'en retourna à Per<;amum, là où il feit publiquement pendre et mettre en croix tous ces larrons, comme il leur avoit souventes fois prédit et promis en Tisle, Ai où il sembloit qu'il feist que jouer ».

Corr. : « quoiqu'il semblast... »

(i) Cf. Hrunot, II, 442, et III, 170 ; et Clément, op. cit., p. 435. (2) On la trouve également dans le Privilège de 1560 : « personnage qui soit pour y taire meilleur devoir. »

50^, D. : " Il t'iilra on son logis là où aprcs scstrc un peu cstuvc, il fuira dedans la sale et fut quelque temps avec ceulx... »

Le deuxième •■ entra "est remplacé par « se retira ».

Le sieur de L'Hstang {De lu Iradnctiou, p. 208 sqq.) distiiii^Lie la « répétition en grâce » et « la répétition de nécessité 0. « La beauté de répétition, dit-il, a été ignorée jusqu'à nos jours. » Quant à Amvot, non seulement il n'use pas de cette figure pour embellir sa traduction, mais il omet même de la rendre lorsqu'il la rencontre dans le grec.

Ainsi pour traduire le grec 'xxh'.i-zx oè '^ésî'.v. 'oaoiw; uiÈv Èvoc'.av s'/i'.Tuiva. ^avlo); oi avouTr^'lav, Amvot emploiera deux adverbes diHérents, 250, A : « et mesme qu'ilz aient appris de jeunesse à supporter facilemeut la disette de toutes choses nécessaires à la vie de l'honmie, et à endurer aisccDient de passer les nuits sans dormir. » — En revanche la répétition de nécessité lui est tamilière : c'est une conséquence de sa préoccupation de clarté. Nous avons déjà dit qu'il accolait volontiers à un mot toutes les fois qu'il le reprenait dans la phrase, les mêmes épithètes, appositions ou coordonnés qu'il lui avait joints pour l'y introduire une première fois. Voici un autre exemple du même genre, tîré de la Vie de Fabius (Ed. 1567, in-8°, t. II, p. 648) : en moins d'une page le mot « motte » est répété quatre fois, et l'alliance « fonceaux et vallées » se retrouve deux fois.

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