A. : " elle luy envovast
Corr. « elle le luy envovast (i). »
98, A. : " et se trouvoient •>.
Corr. : « et Ihors ilz se trouvoient ». 11 n'y avait pas à proprement parler d'ellipse dans la i^e traduction; mais l'addition du prononi personnel et de Ihors) est bonne parce qu'il s'agit d'un état tout différent de celui qui est exprimé par le le"" verbe coordonné.
I~2, H. : " or, sefîoit il principalement en Xasicaet pource le tieinauifii quand il se voulut rendre >>. Corr. : « le demanda il ».
Le sujet se trouvant après le premier verbe ne pouvait être sous entendu avant le second ; il fallait donc le répéter soit avant, soit après ce verbe :
(i) D'Audiguier rétablira de nicme ce pronom dans sa revision do VHclicdorc d'.\niyot ; c(. Hugiiet : Thèse latine sur d' Audioiiier, p. 67,
590 JACaUES AMYOT
3 53, H. : <' si leur uccrcist territoire».
Corr. : « si leur accreut leur territoire ».
On rencontre aussi des corrections, très modernes, <le construction :
84, E. : " et avoit luy qui estoit son hoste et son amy. pour l'avarice degaigner une somme de deniers, trahv et abandonné ».
Corr. : " il l'avait abandonné et train-, luy qui estoit son hoste et son amy... ».
De même que dans l'Erratum de 1559, nous trouvons l'application de la règle des participes avec l'auxiliaire avoir :
559, D. : " ces pestes de la chose publique que l'on y a apporte de dehors ».
Corr. : « apportées ».
Enfin deux corrections ont trait à la concordance des temps, et dénotent la même incertitude que nous avons remarquée à ce sujet dans les revisions précédentes. En effet, si la correction 460, K. nous parait excellente : « De peur qu'il ne luy fiist trop ennuyeux et importun s'il eust voulu à bon escient contester », 011 fiist (tuisset) est remplacé par ciist esté ; — • en revanche, nous préférons la première leçon de 134, C. : « mais il estoit si deshonté et se soucioit si peu de bruit qu'on luy âouuast, qu'il ne luy chaloit d'estre vitupéré », à la correction : « de bruit qu'on luy donnoit », parce que bruit est indéterminé. Nous mettrit)ns aujourd'hui le subjonctif.
VOCABULAIRK 591
VOCABLI.AIKK
Les autres corrections de Texeiii plaire de Meliin concernent le vocabulaire ; ce sont :
yt), A. : <i ciiticrc rtwi^nioissiiiiù- et obi:\ssi\ncc». Corr. : « soubsmission ».
126, II. '■ " n la tenta et le sonda bien par plusieurs lois et par toutes sortes d'i'Schoi^'iniU's, de ruzes et d'enibusches.
(]orr. : « aguets ». Ce mot, quoiqu'il ne se trouve ni dans Robert listienne 1549, ni dans Nicot 1606, était fréquemment eniploxé au propre avec la signification de lieu élevé d'où l'on épie; et Anivot lui-même le conserve dans ce sens, (p. ex. Vie de Flaminius, Vie de Marcellus). On le rencontre jusqu'au milieu du wu^ siècle (Sorel, de Villiers, etc.) Mais dans tous ces exemples le terme est pris au propre, et c'est sans doute pour cette raison qu'Am\-ot l'a corrigé ici.
179, F. : i< se tenoit es plus solitaires et plus esi^^are^ endroicts ».
(lorr. : esf^nin':^ est remplacé par fsCiiiU--, plus
moderne dans ce sens.
Montaigne, IV', rjy, écrit encore : m par une vo\c esgarée et inusitée ».
231, C. et 231, I. : ^( stipen'nlfiuliina' est corrigé en siin'iitetidaiice. »
Ici encore, Amyot est en avance sur la plupart de ses contemporains, car la forme ancienne était très vivante. Louis le Roy (Le Timce, 10 r", 42 v", <S6 v"i, Calvin les Caquets (14), l'emploient encore. Montaigne emploie suriuteudaute (II, 260 ; mais il semble que la forme
nouvelle se soit répandue plus vite pour désigner le fonctionnaire, que la fonction. — Le Dictionnaire de Xicot ne nous donne qu'un exemple pour utriuleiidancc : " Il a la surintendance et charge de la cavallerie » ; et nous pouvons remarquer en outre que cette phrase est récente, le mot i< cavallerie » n'a\'ant remplacé « chevalerie » que dans la deuxième moitié du xvi>; siècle,
303, G. : " soulhistt'nn'ut. x
C2orr. : (' soubassement. »
La première forme était très rare — peut-être provinciale. Parmi les dictionnaires de l'époque, je ne la rencontre que chez Cotgrave. Mais qui sait s'il ne l'avait pas empruntée à Am\-ot ? Celui-ci l'emploie encore dans la Vie de Démétrius, pour remplacer « soupied » qui était dans le ms.
310, B. : <' utî appast et auiorclje attraiante à mal faire. » Corr. : n amorse. »
La forme ainorche est extrêmement rare : le xvi'-" siècle, comme le moyen-âge emploie amorse, ou déjà iiniorce{i). C'est sans doute l'influence d'ciiioirl.Y qui explique cet altération de la désinence. Dans sa traduction Anivot avait employé les deux formes : ici il semble opter, quoiqu'il n'ait pas corrigé ainorchc, 440, C.
48e, B. : « h ■^^rdsscssi'. n
(^orr. : <-< la ^n-aisse, »
Le mot ornisscssf ne se rencontre guère alors que chez les techniciens : « C'est une pierre qui favorise à la digestion et à la grassesse » (La l^oderie, Harmonies, éd. de 1 57<S, p. 1 10.
(i) Ci. le Diclionua'ni- hhtoriqnc de la liiiii;iir fraïuahc, public par rÀcadcmie française; Cjodefroy ; Lacurne ; Littré. — Au xvi'^ sicclc, Palsfifiavc (1530) donne amorse; R. Esticnne (Dict, fr. lut. 15590: J3ict. lat. gall. i)6i); Thierry (1575); Nicot (1606); Cotgrave (161 5 ) donnent amorce; ce dernier mentionne en outre, mais avec restriction la forme aiiiereher pour le \-erbe.