‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 29 sur 164 · LES SOURCES DE L ÉDITION MOREL I · texte numérisé non relu

LES SOURCES DE L ÉDITION MOREL I

Genève, 1)94, P^^^^ ^^^ héritiers d'F.ustache W-

c,rnon(i).

Genève, 1 594, Guillaume de Lainiarie (2). Genève, 16 10, Jacques Stoer (3).

Genève, 16 17, Jacques Stoer (4).

Seule une comparaison minutieuse du texte de ces éditions avec celui de Fédéric Morel peut nous fournir les éléments d'une solution; il nous faut rechercher parmi ces contrefaçons de Simon Goulart celle qui justifie le plus grand nombre des leçons fautives et peu naturelles de l'édition Morel. D'autre part si, comme nous le montrerons plus loin, l'éditeur de 161 9 a toujours eu sous les yeux, en établissant son texte, un exemplaire de l'édition de \^iscosan 1565, nous ne saurions tirer contre l'utilisation de telle ou telle des contrefaçons antérieures aucun argument du fait que Morel aurait rejeté un nombre quelconque des variantes fournies par elle. Nous n'avons donc à tenir compte que des leçons fautives que présente l'édition de 1 619. Or voici le résultat auquel nous a amené la collation de ces différents textes, faite en particulier pour les \'ics de Thésée et de Philopœmen.

(1) Le seul exenipl.iire que nous coiinnissions appartient à M. Beaulieux qui nous Ta obligeamment communiqué.

(2) liibl. (ic Bordeaux, Hist. 8672. Nous devons la description de ce volume à l'amabilité de M. J. de Zangroniz. — Cette édition et la précédente présentent, semble-t-il, le même texte, et il est possible qu'elles ne soient qu'une seule et même édition imprimée au protit de ces deux libraires de Genève.

(5) Bibl. de Nantes, Hist. 1610. Ce volume, ainsi que plusieurs autres, nous a été décrit par ^L (iiraud-.VIangin, conservateur de la Bibliothèque de Nantes : nous lui en exprimons ici tous nos remerciements.

(4) Notre bibliothèque.

130 JACQUES AMVOT

I.c texte de 1)8^ m)us fournit, comme il est naturel, Texplication d\m assez t^rand nombre de variantes de Fédition de 16 19.

Ixçon Vascosaii. Lc\"(in commune à S. Goulart

et à l'éd. Moru-l.

249, B ~. Mcgalipolis (1 ) Mcgalopolis

2)1, A 9. que Ton le ju- qu'cin le jugcast geast

251, F 2. se duirc et s'exer- se duire et exerciter

citer

251, K 2. Les villes de TA- Les villes d'Achaie

cil aïe

252, G 7. que Von voit qu'on voit

253, 1 9. mais toutesfois toutesfois

254, A 9. qui luv lut pus- qu'il lui fut possible

sible

'254, G ). que l'on ne l'at- qu'on ne l'attendoit

tendoit

2)4, H 2. en la marine à la marine

2)4, I 4. sans soy tenir sans se tenir

255, H 4. que l'on y pour- qu'on v pourroit

roit

2)6, K 8. il se trouva seul il se trouva tout seul

2)8, 13 10. que l'on abolist qu'on abolist

(i) Les éditions de 1559 et de 1565 Vascosaii doiui.iieiu quatre lois en eft'et la forme Mcgalipolis, et quatre t'ois Mcgahf^lis {2'^^, E7 ; 256. H8; 2S7, H6; 258, À6;). L'édition de 1567 Vascosan, tout en gardant la forme constante Mégalopolitaiiis rétablit partout la leçon McgaH[iolis, qui était déjà celle du nis. fr. 1400. Nous voyons que les éditions de Simon (unilart et de 1-édéric Morel font la o-énéralisation inverse.

LES SOURCKS I)K L EDITION MOREl. I3I

2)8, C ). que tout ainsi que comme ceux

comme ceuix 250, D 10. tie Alexandre d'Alexandre

Le texte de 1594 rend compte des mêmes leçons et en explique en outre quelques autres :

4, F. 7 : « les meit tout au ("il de l'espée » au lieu de " les meit toits au til de l'espée »

249, D. 2 : " maniement des grands affaires » au lieu

de « i/c grands »

250, H. 4 : i< leur donnant a entendre »i au lieu de << iv; leur

donnant »

232, K. 2 : « se rencontrèrent iiiix plus près de la ville de

Messine » au lieu de « se rencontrèrent iiii

plus près de la ville de Messine »

2)4, B, 9 : n perdu 011 gasté » au lieu de •.< perdu et

gasté »

2)), D. 6 : iniilhissihlfiirs au lieu de aiiilhissiulriir 257, H. 4 : " <•" eurent grand regret <> au lieu de « j

eurent... »

2)7, H. 5 : " en menèrent //// grand dueil " au lieu de

« en menèrent grand dueil »

Le texte de 1 610 semble, au premier abord, encore plus satisfaisant : il contient, en effet, deux nouvelles variantes de Morel :

2) I, G. ) : '< cdhi » au lieu de k cImIlI »(i). 253, A. 9 : 1594 « et voiant la grande faute que faiso\'ent les ennemis de poursuivre ainsi à toute bride

h (i) L:\ plupart des autres éditions donnent comme Vascosan, cbala, et il n'y a aucune raison de supposer que l-"édéric Morel se soit reporté à l'une de celles qui ddiiiicnt (•(;/((.

ces avant coureurs qu'ils avo\ent rompus et d'esloigner la battaille de leurs gens de pied qu'ils laissovent tous uuds, et ahuidounoveiil la place vuide, il ne leur alla point au devant... « '16 10, 1619... tous midi : (i alhindoniioycnt...

Mais il ne rend pas compte en revanche de la leçon :

249, D. 4 : « dlitrant » que donnent les textes de 1594 et de 1619, au lieu dcf <> attirant »> de l'édition de 1610.

Il est vrai que, pour ce cas particulier, la leçon de Morel pourrait s'expliquer par un retour à l'édition de Vascosan 1)65 qui fournit la forme voisine attihrant.

Mais ce qui est plus y;rave, l'édition de 1610 donne la leçon :

4, I". 7 : « les nieit tous au fil de l'espée » qui est aussi la leçon de Vascosan, tandis que le texte de 1 594 comme celui de Morel était « les nieit

/()/// au fil de l'espée •>.

Quanta l'édition de 1 617, elle présente les mêmes lacunes que celle de 16 10, sans fournir, d'autre part, de nouvelles variantes communes avec l^édéric Morel. Nous pouvons donc la laisser de côté pour ne considérer que les textes de 1594 et de 1610.

Si, comme nous sommes porté à le croire, la leçon 4, F. 7 n'est pas assez naturelle pour qu'on puisse l'expliquer par une simple coïncidence, nous

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