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de I )8:; inscrite sur le volume de rArsenal et à réditiou projetée de 1584, on sera }iorté à assii^ner approximativement cette dernière date à la revision de l'exemplaire de Melun.
Il nous reste maintenant à rechercher si c'est véritablement de ce volume annoté que s'est servi l-'édéric Morel pour son édition de 1619 (i). A vrai dire, ni le titre de cette édition (2) ni même l'avertissement de Morel ne nous donnent d'indications bien précises à ce sujet. Dans ce morceau, en effet, après avoir dit qu'il tenait compagnie au savant évêque « lors mesmement qu'il mettoit au net les correcrections, conférences et varietez de leçons sur le texte de Plutarque collationné avec les manuscrits grecs, suivant lesquels il corrigea, esclaircit et enrichit ses premières versions trançoises », il ajoute : « lesquelles corrections, augmentations et supplemens il me laissa en garde et me chargea de les suivre et représenter hdelement aux impressions nouvelles qui se teroient dudit auteur, encore qu'il se contenta fort de la beauté
[i] A priori, rien n'est plus ;idniissihle. Nous avons dit, en effet, que ce volume avait appartenu à Regnauld Martin, secrétaire de l'évêque d'Auxerre ; or on a vu, dans le chapitre précédent, que Morel avait eu en sa possession des manuscrits de Martin, notamment les notes d'après lesquelles il avait rédigé lui-même la Vie latine et la Vie française d'Amyot.
(2) Les vifS \\ des hoiiiiiies \] illtis/rrs grecs \\i't roiiiaiiis \\coiiipartrs l'une livre l'iiiifre pur Philanjiie île Chiieri>iiée\\trniislnti'es lie grée en frnnecis \\p(ir Messire JiUijiies Amyt lors abhc de Bello-une depuis\\Evestjue d'Auxerre, Conseiller du Koy et grand \\ aumônier de France\\rcvues, corrigées et augmentées en cette dernière édition, de plusieurs comparaisons c/||t7'« ainsi iju'il se pourra cognoistre par l'advertissenient au lecteur \\ inséré après la préface du Translateur \\ avec les sommaires sur chacune vie, et les effigies des hommes illustres soigneusement retirées des medailles\\iintiijues : ensemble une chronologie très nécessaire pour l'intelligence des temps esijuels ils ont vescu.
et bonne correction de l'inipression qui avoit esté faicte par mon aycul Michel Vascosan et Federic Morel, mon père, qui avoient tenu, exercé et conservé soigneusement et honorablement l'impression royale, de laquelle il me fîst de sa grâce impetrer la succession de Henry III, d'auguste mémoire ; comme aussi du depuis la profession royale en éloquence grecque et latine par le bienfait et munificence de sadite Majesté. C'est pourquoi je cicsiir faire iniprinicr par c\-aprcs les corrections grecijiies cxdessus iiientiotDiées que le mesme seigneur et bienfaicteur me donna comme en depost pour le bien public, encore que j'en aye desja divulgué une bonne partie en son nom en mes notes tant sur Dion Chrysostome, Synese, Philostrate, Basile le Grand, Cîregoire de Nazianze et sur le premier tome de l'orateur Libanius comme es annotations sur les Bocages du poëte Stace, pour taire plaisir aux amateurs de langue grecque et mettre hors de peine quelques hommes de sçavoir qui s'esbahissent de quelques endroits du Plutarque trançois, qui ne sembloient pas bien respondre à l'original grec qui estoit intéressé et est restitué par les emendations et conférences avec les vieux manuscrits ; ce qui toutefois se pourra taire plus commodément et utilement à une impression nouvelle de Plutarque grec et latin. Kt lors aussi par un mesme moyen l'on pourra divulguer oportunement les dernières corrections et supplemens dudit Prélat, sur ses autres traductions de Diodore Sicilien, Heliodore, Longus, Olympodore, Athanase et de quelques tragi-