TRADUCTIONS LATINES UTILISEES PAR AMYOT I
tune ;i la monarchie du nioiule universel, et approchoit bien tort le but où les Dieux vouloient tout taire tourner. »
av.sTa'.vîTo-j... toC/; a/x'.o'j; ;rf, o!o;xîvo'j osîv ivav-
(juarinus : <■ Cum Arista.'netus... nulla in re Romanis adversandum aut in senatu quippiam ingratum agendum esse censeret. »
Amyot : « Comme Aristenetus... ungjouren plein conseil des Ach;viens t'ust d'advis qu'il ne leur lalloit en rien contrarier (aux Romains) nv se monstrer ingratz envers eulx. )»
(juarinus : « fors invida. »
Annot : « celle déesse Xemesis. »
237? ^- >">!-'-'-"2''"î; î'î-.- oi'xT,[j.a xaTâ-'3'.(jv... oÔTî bùçiZ^ ïyj'j, àA)>à uî-'iÀu) AÎOci) 7:ïp'.avo;j.£vw y.aTa-<iAî'.ô;j.jvov. ivcaCOa xaTîOsvTO. xaL tôv Ai6ov i-'.pôâïavTî;. âvopa; èvôzao'j; y.ûx)k(o Trap'.ÉTTT.Tav.
Guarinus : « ducunt in subterraneum domicilium... cumque fores nuUas haberet, saxum immane obtrudentes includunt, ibique circum locatis militibus deponunt. »
Amyot : « ilz le portèrent en ung certain caveau ...qui n'a... porte ne demve sinon une grosse pierre qui s'oste et remet, dont il/, bouchent l'entrée de ceste cave, la le descendirent-il/. et puis fermèrent le trou avec la pierre et meirent des hommes armés. à l'environ pour le garder. »
250, A. i7:avT(T>vT£;, o'jSTrcp a'Jxov ir.'j TTosTcia; î-av.ôvia
OEÇ'.fjOjlSVCl'.. T-f,; ÛOptaî î'.î'f,7:T0VT0...
Guarinus : « perinde ac ab expeditione revcrtenti prodibam, et bénévole salutato urnam attingentes. »
Amvot : « vcnoioiit ;iu devant pour toucher à l'urne, comme ilz souloient en son vivant pour luv taire la révérence quant il retournoit tie quelque bataille. »
On pourrait encore allonger cette liste ; mais ce petit nombre d'exemples suffit pour nous indiquer nettement la manière dont Amyot utilise la traduction latine en 1542-1546. Il s'en sert sans doute, mais avec prudence, avec défiance niênie(i), et Ton a l'impression que c'est seulement par négligence qu'il lui emprunte parfois une inexactitude ou une erreur.
Mais, nous l'avons dit, les diverses éditions de cette traduction latine ne sont pas toutes identiques et il pourrait être intéressant de déterminer de laquelle Amyot se servait. Les différences qu'elles présentent peuvent se résumer ainsi :
EJ. Caiiipdui lui. Ji'iisoii 1470 1478
La vie de Thésée est traduite par Philelphus. Lapus,
— Romulus — Tortellius, Lapus,
— Fabius — Tudertinus, Tuderlinus,
— Pelopidas — Tudertinus, Tudertinus,
— Aristide — .Xretinus, Aretinus,
— César — Ciuarinus, Angélus,
— Cicéron — Aretinus, Aretinus,
(I) Certaines corrections in.uniscritcs de l'exemplaire de Melun nous le montreront .idopt.uit lorsqu'il l,i trouve chez XvlaïKier une leçon de la traduction varioruni qu'il avait jusque-là rejetée.
TRADUCTIONS LATINES UTILISÉES PAR AMVOl ÏJy
Ed. J. Bade Ed. Griuiriis Ed. lieiii^i iiius 1520 1551 1)42
Lapus, Lapus, Lapus,
Lapus, Lapus, Lapus,
Guarinus, Guarinus, Guarinus,
Bcccaria, Bcccaria, Bcccaria,
Barbarus, Barbarus, Barbarus,
Angclus, Angclus, Angclus,
Philerotcs, Philcrotcs, Pliilcrotcs.
Faisons cette recherche pour l'une de ces Vies, celle de Thésée par exemple. Xous trouvons dans le manuscrit d'Amvot plusieurs passages qui nous montrent qu'il a connu et utilisé la version de Lapus Florentinus, c'est-à-dire celle que donnent toutes les éditions de ce tableau, sauf la première.
\'oici quelques-uns de ces passages :
9, r. '.TZ'jyz'. Zi xA3tor,;j/.;... ui/EjOai -oô; toOto toj;
T.tZ'j'fZT.^' TÎ^O'JÎ « "ô)V •nîSÔvTOJV » — îpl TT,V TA3-
■zv.-vi {'•.-IX'. TT,v sÉpo'JSav k-rX Tàî TÔXa;, Tapi t6
■/aAxfôôovTo; ^,0(7)07, a; vjv rc'.pa-.xà; ôvou.î^ou-
Traduction de Philelphe : « ... scpulcra eonmi qui
in acie ccciderant... « Traduction de Lapo :<'... ad hx'C et iiitcreiiipUi-
nnii sepulciira in lata via exstare. »
Traduction d'Amyot: « Mais l'historien Clidemus...
dict que... contre laquelle pointe les Athéniens
combattirent partans du lieu de Muséum et que
(i) Ce texte est le même dans toutes les éditions grecques et dans le seul manuscrit qui existât alors pour cette Vie à la bibliothèque de Fontainebleau (cf. plus haut), fol. 9 v", dernière ligne.
176 JACaUKS AMYOT
les monuniciis et scpultmcs tic celles qui moururent en ce combat se trouvent encore en celle large place qui va respondre à la porte nommée aujourd'hui la porte Piraïque, auprès du temple du demi dieu Chalchodus. »
10, K. 0; Tï, Y'jva'.-zt'. « Tîpsî'iovf.v )> ô'v'>;j.a 'j£;ji£vo;. i< ■/ocr.v 1.
'A t(, Oo-'iToi...
Traduction de Philelphe : c Q.ui cuni uxorem Pro-
seipiiiaui haberet, liliam vero Hiin'm... » Traduction de Lapo : « Qui conjugi Cereri nomen
indiderat, filiiv vero Proserpiiiiv... »
Traduction d'Amvot : « lequel avoit nommé sa
femme Ceres, sa tille Proserpiiie... »
Mais il ne taudi'ait pas se hâter de conclure que la seule traduction latine consultée par Amyot pour la\'ie de Thésée fût celle de Lapus Florentinus. A ces passages que nous venons de citer, nous pouvons en opposer d'autres, et now moins probants, qui témoignent de l'utilisation de la version de Philelphus, imprimée, nous l'avons vu, seulement par Campano, peutêtre aussi par Pannartz. \o\c\ le plus caractéristique :
J., A. y.al -'io jxsïvo; « ot; £t:£6o'jA2'J2to » T10ZO'.; à;j.'jvo;iîvo; T'j-J; -ooe-'./îi(>o-jvTa; (i).
Traduction de Lapo : « ut ille qiio pacio sihi iiisidiiV paidlx fiieiiUil, eodem insidiarum authores persequutus... »
Traduction de Piiilelphe : « nam ilie eodem génère mortis scclestes homines atficiens ijur Illi m alios ulebaiihir... »
Traduction d'Ann'Ot ; i< lequel se vengeoit de
(i) Ce teste ne présente aucune variante : cf. notamment le nis. cité plus haut, lie Fontainebleau, toi. 5 r".