TRADUCTIONS FRANÇAISES UTILISKKS PAR AMYOT I
telle manière de tvrans, tout en Ui iiiestiie sorte (jti'ilx ttvoieul accouitiiDic Je tuer les iUiUres. »
Cette erreur, qui peut, îi la rigueur, s'expliquer ciiez un interprète isolé, par ce tait qu'une idée analogue est exprimée à quelques lignes de distance, serait bien extraordinaire et invraisemblable chez deux traducteurs qui ne devraient rien l'un à l'autre.
Amyot semble donc s'être servi à cette époque de deux éditions de la traduction latine variorum. Tels sont, avec l'édition grecque de Junte 1517, les secours dont il dispose pour établir et interpréter son texte. II ne paraît pas d'ailleurs avoir alors de préoccupations philologiques bien sérieuses : non seulement il ne remonte pas aux manuscrits — cela lui était à peu près impossible — mais il ne songe pas à collationner le texte de son édition avec celui d'Aide ou celui de Bebel. Ce n'est qu'en Italie qu'il entreprendra de se constituer un véritable appareil critique.