‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 44 sur 164 · TRADUCTIONS FRANÇAISES · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS FRANÇAISES

Après avoir essayé de déterminer les sources grecques et latines de la traduction d'Amyot, il convient de rechercher s'il ne s'est pas servi aussi des versions françaises de \'ies détachées de Plutarque. Celles-ci, nous l'avons dit, étaient, jusqu'en 1 547, outre celles d'Amyot, celles de :

1° Simon Bolr(,oing, traduction manuscrite des Vies de Pompée, Cicéron, Scipion l'Africain.

2" Anonymk, traduction manuscrite de la Vie d'An-

toine.

30 L.JiZ.\KK ni-: H.ViF, traduction manuscrite des Vies de Tliésée-Romulus, et Lvcurgue-Nunia.

40 Gkorges DK Sklvh, traduction manuscrite avant 1542, et imprimée depuis, des Vies de Thémistocle, Camille, Périclès, Fabius, Alcibiadc, Coriolan, Timoleon, Paul Emile.

)" Arkauld Chaxdon, traduction manuscrite (de 1542 à 1 547;,desViesd'Agesilas, Alexandre, Marcellus, Pvrrhus.

Nous avons vu au.ssi que (abandon et Aniyot, commençant à traduire pour l'rançois b' le.s Mes de Plutarque après la niort de Georii;es de Selve, semblaient s'être volontairement abstenus de traduire l'un et l'autre les mêmes \'ics, aussi bien que de traduire de nouveau les A'ies déjà données par l'évêque de Lavaur. Comme, d'autre part, les versions de Bourgoing et de l'anonyme sont très médiocres, et faites d'après le latin, Amvot ne pouvait se servir pour sa traduction manuscrite que des deux premières Vies de Raïf, et la perte de celles-ci nous empêche de vérifier cette hypothèse.

11 n'en fut plus de même lorsqu'il s'agit pour notre traducteur d'entreprendre son « grand œuvre », et de préparer l'édition complète de i))9 : il était obligé en effet de traduire à son tour les Vies déjà traduites par Georges de Selve et par Chandon. Tâchons donc

AMVOT HT C;i:OKGES DE SELVE I79

lie déterminer s'il a eu recours à ces versions — imprimées ou manuscrites, — et dans quelle mesure il s'en est servi (i).

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