C. îvOï
« ainsv comme ilz estoient en cest estrif(i . >>
Il exprimera de même dans des cas analogues les idées que le grec sous-entendait, les jugeant faciles à suppléer d'après le contexte.
P. ex. 249, G. f)txzi[iv/f,i.
« le trouva ainsv embesongné. »
Toutes ces additions, qui sont inutiles pour l'intelligence du texte, n'ont d'autre but que de ne pas nous laisser perdre de vue un instant la suite des idées.
Il convient de noter à ce propos une habitude assez
(i) Cf. Robert Gnguin, loc. cit. : l'/'i := el quand il fut là venu.
curieuse de notre traducteur, qui consiste à employer, pour rappeler un objet ou un fait déjà exprimé, les mêmes termes dont il s'est servi pour l'introduire dans son récit. Dans certains cas, où la précision est nécessaire, cela nous choque peu.
P. ex. 2)1, C. Apres avoir traduit r, i-;/.J\r, par « une pcrtuvzanc qui se darde avec ung las qui est attaché au meilieu « il rendra t6 evauua TT,; iy/'JAT,; par « la courroie qui estoit attachée au meilieu de la pertuwane. ))
Mais d'autres exemples sont plus frappants :
253, I. Après avoir traduit ty,; iz'.So'jAf,; par le redoublement « l'aguet et embusche » il emploiera deux lignes plus bas les mêmes termes et traduira
par « mais l'aguet et embusche fut descouverte (i). »
Lors même qu'il ne reprend pas les mêmes termes, Amyot aime à rappeler toutes les fois qu'il parle d'un personnage, ou d'un objet, les indications que le récit antérieur a fournies sur lui.
Ainsi 250, K. </■. Aa-/£ôa'.|jiov!oi.
« Les Lacedivmoniens qui tenoient les pas des montaignes. »
( i) Cette préoccupation se trahit encore d'une l'.içon curieuse dans une correction de iS59 :
249, F. Amyot avait traduit rr,; ;j'/t,î ty,; aïyap'.xf,; par <■ son liostesse mcf^ariquc n. Hn i))9 il corrij^e cette expression en « Uiie siene liostesse en la ville de Megarc ». Puis quatre lignes plus bas, ayant à reparler de cette feniine, il reprend les termes dont il vient de se servir pour nous la présenter, et écrit {1559) « ceste liostesse siene ».
2)1, A. Tor; ^ias'.A'.xo';.
« aux capitaines du Ro\- qui coinmandoicnt la gendarmerie. »
2)1, D. -po£a€aAov:rj;.
<■ estoit allé avant le temps commencer la charge avec sa compagnie. »
(Le texte était en effet quelques lignes plus haut
2)2, l'. Ti; y.a'j" r.iJiipav r.zy. tiôuj oaziva;.
« les de.sordonnées despences qu'ilz faisoient par chascun jour pour leurs personnes tant en liabillemens que en service de table, n
(Le grec disait plus haut : so-OY^Ta; àya-tôvTtov
— îO'.TTac. xal -£ol oî'.— va cs'.AOT'.ao'j'jiivfov xal Toa-