‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 64 sur 164 · I-. È/0VT · texte numérisé non relu

I-. È/0VT

« or estoit-il... »

Fartois enfin par des substajitifs ou des locutions :

2)0, I. ô'.avooûaEvo;.

« en intention de.,. »

2)3j U- *Jajua~ivT(;jv |j.3A'.aTa.

Il pour l'admiration de... »

CONTRH-SEN'S

Nous serions arrivés au terme de cet examen de la méthode et des principaux procédés de la traduction d'Amvot en 1545, s'il n'importait de dire quelques mots des « contre-sens » de notre traducteur.

Dès le x\ T siècle, il y a eu des gens pour déprécier la valeur philologique du « Plutarquc d'Amyot » et

2)8 JACaUKS AMYOT

cela, de plusieurs laçons : on a essayé d'abord d'en faire le collaborateur, — entende/ : le plagiaire, — de tous ceux dont la science du grec était plus ou moins connue. Nous avons dit avec quelle exagération la Popelinière revendiquait dans cette traduction la part de son ancien maitre Turnèbe (i). Au xvir siècle, Ménage, pi us sensé d'ordinaire, cherchera à confirmer cette assertion par l'étude même de la traduction d'Amyot, ainsi que le rapporte Niceron (2) : « M. le Gouz, dit-il, n° 80 du supplément msc. au Menagiana, nous apprend que Ménage ayant observé que les endroits fiiciles de Plutarque sont ceux qui ont été plus mal traduits par Amyot, parce qu'apparemment il ne consultait Turnèbe qui est très tacile en grec que dans les endroits difficiles... »

Mais un seul nom ne suffisait pas : on a voulu, sur la foi d'une note manuscrite de Laurent Gelyot, « restituer » le Plutarque à Jean de Maumont. La Monnaye (3) a facilement réfuté cette assertion qui repose sur une erreur de douze ans, si ce n'est plus.

On a prétendu encore que la traduction italienne des Vies, par Jaconello de Riete, dont la Bibliothèque de Fontainebleau possédait un exemplaire daté de 1525 (4), avait été la source unique de la traduction d'Amyot (5). Mais cette traduction italienne — comme

Ci) Cr. Hist. ,/,■>■ Hiiloiifi, cci. 1599, 1. 111, p. 2S9, et 1. \'l, p. 559.

(2) Mciiioiri'i..., t. IV, pp. 55-56.

(3) Cf. La t>oix du Maine, BihI. ficnir., ùd.Rti^olcy de Juvigny, t. I, p. 544.

(4) Aujourd'hui Bihl. nat., Réserve, J. 1208.

(5) Cf. Colomicz, Pcirticiilan'ti'' hiitoriijiia ; dans scfi- O/'iiscn les, p. 125 ; — et note de l'alconet dans La Ooix du .Maine. 1. p. 588.

Page 1