‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 68 sur 164 · LES MANCHETTES DE L EDITION DE I · texte numérisé non relu

LES MANCHETTES DE L EDITION DE I

166, K. Texte : Quand ce vint que les Barbares luv demandèrent mille escus comptant pour chasque capitaine* il tut si esblou\' et si troublé de son entendement...

Xote : ' il default en ce lieu quelque chose. Cette opinion sera critiquée par Xvlander et la note, ainsi que l'indication de la lacune, disparaîtra de la seconde édition.

476, G. Texte : sacrifices à Apollo.

Xote : Les autres exemplaires mettent à la Peur,

478, F. Texte : Mais on est en doubte comment il (le naphte) s'engendre* ou si plustost... Note : *En cest endroit deffaillent quelques lignes en l'original grec.

530, G. Texte : encore y eut-il quelqu'un (•>; qui escrivit qu'il passa et coula par un tamis les cendres du feu ; ou le corps de son frère avoir esté consumé...

Note : (a) Cela me semble se devoir entendre de Cassar en son livre qu'il appelle Anticaton.

564, G. Texte : Celuy, dit-il, qui guide la proue doibt descouvrir et sonder avant.

Note : Aucuns vieux exemplaires lisent toO zoupâ-îo'j ^bio-i^z: qui est le sens que nous avons suivy. Autres lisent Tr,; -oojoa; to -fjoisa'., c'està-dire le paistrir va devant la proue, qui est bon aussi et plus aigu que l'autre, comme qui diroit, il faut du biscuit avant de s'embarquer.

569, C. Texte : qu'il avoit achepté des daulphins d'argent.

Xote : Autres lisent en ce lieu AsÀsixâ.; c'est-à-

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dire des tables «.l'argent ou de l'ouvrage de Delphes.

666, A. Texte : IV-rsisent, c'est à dire adhèrent aux Perses.

Note : ou ensuivent les mœurs des Perses.

685, I. Texte : j'av pris une râpe à râper du iVoniage.

Note : T'jpo-/.vf,s-:iv une polie, pour ce que les simples gens appelloient 7.2Tîrr,v et xariv.ov ce que les bien parlans appelloient ~7.ii'ny ou TtaTÎv.ov c'est à dire une poile qui aultrement s'appelle Tj,'iox-/r,a-:'.^ Voiez Julius Pollux, livre 10, chap. 24.

On est étonné, lorsqu'on a parcouru l'exemplaire de l'Arsenal, de ne pas rencontrer, dans les marges de la traduction française, de plus nombreux témoignages de cette sérieuse et solide étude du texte grec. Nous ne saurions supposer un instant qu'Amyot n'ait pas été capable de tirer parti du riche appareil critique qu'il s'était si laborieusement constitué. Il f^iut donc chercher une autre raison de son silence. La principale, semble-t-il, est la conception même qu'il se taisait de son œuvre et que nous avons indiquée dans le chapitre précédent. S'adressant à un public ignorant du grec, il ne jugeait pas utile, sauf pour des cas très importants, de l'avertir des différentes leçons des manuscrits italiens. C'est seulement dans sa deuxième édition que ce souci de justifier sa traduction pour les passages douteux se manifestera, bien discrètement d'ailleurs, provoquée sans doute par les traductions latines de Xy lander

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et de Cruserius qui venaient de paraître. Dans les préfaces de ces érudits, en effet, Anivot avait lu son nom cité avec éloge, et ce n'est pas, crovons-nous, sans quelque surprise qu'il s'était vu, tout « vulgarisateur » qu'il fût, allégué comme une autorité par ces savants en us. D'autre part, Xylander, malgré son estime pour le traducteur français, critiquait parfois son interprétation; il lui fallait donc bien, lorsqu'il la maintenait, la justifier par des textes et des références. C'est ce qui explique, je crois, que le nom'bre des notes philologiques ait décuplé dans l'édition de

Aussi, si nous voulons avoir une idée du travail préparatoire d'Amyot à l'édition de 1559, est-ce surtout l'exemplaire de l'Arsenal qu'il nous faut exajiiiner.

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