‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 72 sur 164 · C-îp/îôijLîvo · texte numérisé non relu

C-îp/îôijLîvo

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.54 r" £-'.y£VOUÉvr, -'ào è^tycvoasvr,; yio.

54 v° jiaXôvTa, T, TO'Js jia>vôvTa ;xà/.Aov f, to-j;.

54 V" "iTEpa TapaasTvot'. Tzi-rspa ôiaacTva'..

54 v" YvT,aîwv àTroêaTiEÏv yvT.st'tiJv CtiLv àToSaAcïv.

54 v° àOujiôJv •/at àGu;j.(ï)v oè xa;.

■54 v° dvÔpdjTÎvio? T£ ôcriOai àvOp<iJT:ivwv tî ôîT^Oa'..

54 v» -/.a6T,pT,|j:evo'j xaOT,u.Évo'j.

55 r" et TÔJv aÔTO'j -/aA'ôv sltiÎjv wî itov -/.aîwwv. 55 r° TVcû[j.aatv oûts TVEÛixaTiv.

55 v° aA^" aîGpîa aaAaxf, àW al'Opa uaAaxf,.

)) v"> xaÔapiô tov aravra y.aOapdjTâxi.) tov i'zavTa.

55 v° TOiaÛTT,; Toj [j.axapi(o TOiaOrr,; Tivj; t<T) aaxapiti).

"5^ v° ;iovap/îa Asyj ;j.£vr, u.ovap/ia -^vifj'xvrr,.

Nous pourrions allonger d'autant cette liste si nous v ajoutions les passages analogues des Vies de Timoléon, Philopœmen et Cimon pour lesquels la leçon inscrite par Amyot ne nous est fournie, parmi les textes collationnés jusqu'ici, que par le Parisinus 1676. C'est également ce manuscrit qui, selon Siritenis (i), avait été Tune des principales sources de l'édition d'Henri Estienne en 1 572. Michaelis(2), entraîné peut-être par le désir de prouver qu'Estienne s'est servi d'un proche parent de M"' (Marcianus 386), déclare, il est vrai, très peu certaine l'affirmation de Sintenis, car, dit-il, on a trouvé depuis bien des manuscrits semblables à F'" ; niais cette dernière assertion nous paraît au contraire assez téméraire. Quoi qu'il en soit, du reste, de l'édition d'Estienne, le tableau qui précède a amplement montré que, pour bon nombre des variantes d'Amyot, F-' semblait jusqu'ici la source unique : pouvons-nous

(i) Rdit. innj., t. I\', p. m.

(2) De codirc Matrituio, pp. u) et ii.

LES MANUSCRITS GRhXS 28)

admettre avec vraisemblance qu'Amyot s'en soit servi en effet ? Ce manuscrit qui date du w- siècle fait partie du fonds Colbert (1033) à la Bibliothèque Nationale. Far elle-même cette provenance ne nous donne aucune indication précise sur son histoire au x\ r siècle ; mais une note écrite au verso du folio de y:arde qui précède la première Me (celle de Lycurgue) semble indiquer qu'il était à cette époque en Italie (r). Si cette hypothèse est exacte, Amyot aurait pu le consulter pendant son voyage (1548-15 52), aussi bien qu'Henri Estienne qui, comme l'on sait, séjourna à plusieurs reprises dans la Péninsule.

Un autre manuscrit, dont se serait encore servi ce dernier, suivant Michaelis, est le Seitenstettensis(2). Peut-on en supposer autant de la part d'Amyot ?

Si nous nous livrons à son sujet à la même enquête que pour le Parisinus 1676, nous remarquerons sans peine qu'un très grand nombre de leçons inscrites par Amyot sur son exemplaire sont communes à ces deux manuscrits, F-" et St, et à ceux-Là seuls. Mais il suffit de mentionner ce fait ; nous ne donnerons dans le tableau suivant que les variantes que l'on n'a signalées jusqu'ici que dans St.

(i) Ce ms. contient d'assez nombreuses notes marginales, grecques et latines, de différentes écritures.

(2) Ct. De Pliitarchi eodice Scitenstellciisi, i88), p. 14 ; et De Plulnnhi codice Marciano, pp. ii-i2.

Cf. aussi sur ce ms. Meycr (Wolfgang), De codice l'Iularcheo Seileiistetteiisi, 1890.

286 IACQ.UES AMYOT

Vie de Solon.

2"; v° xal •TTîp'.î-'tov éauTov xa'. TcO—tov éa-jtov (i j.

26 r" 5" oAiya; T,aéoaî ô" 7,1^302; ùA(-'aî.

26 V" yaTaax£']'fj;jievr|V ttov •/a7ao'X£4'<i!-i£'''''i"' "^i twv.

27 r" Yvw;i.T,v àvaxiôeî; -"''*'P^'fÉ"' ivaTÎOïiS'.. 30 v» xai au'/T,AO£v xal sovf/.Oov.

Vie de Cimon.

158 v° Aao'j; y.3T2-'2Y(ov Aaoj; j'jvaya-'iôv.

159 v" a:viTTO;jLSvr, (o? èol/.; tV;/ alviTTOUÉvr, Tf,v |i;aa'jo?2v

[XÉAÎiO'JS-av (îj; £0;XcV.

160 r" To"; "XO;j.']''j'ç Ttôv ~Z'/i~i>r/ toT; y.o|j.'f oï; tojv ~vii~hy/.

Ces leçons pour deux \'ies étudiées sont beaucoup moins nombreuses que les précédentes, mais il faut se rappeler que St a pu fournir à Amyot une foule de variantes qui lui sont communes avec d'autres manuscrits, par exemple, comme l'avons dit, avec F^, ou encore avec un autre Parisinus (n" 2055) L.

Ce dernier manuscrit, qui semble très proche parent de F', se présente le plus souvent à nous dans l'un des groupes suivants : F'L, F'LSt, F-" St : mais il se présente aussi quelquefois seul, par exemple dans les cas suivants :

Vie de Solon.

26 r' iW (j'j; r/.srva à/.A- iAivii.

28 r" Êxeivr, sItïv ix£ivf,v z\t.I'j.

29 r" [j.avOâvovTa; xal àj/.oC/VTa; aavôâvovta;.

29 v" TTiV 5' ai:' Ê'.xâoo; 'Tàç ô' ir' cixiôo;.

30 r' o'JTOî v àv/,p oÛTo; t.v û àv/.o.

(i) Dans cet exemple, coiiunc dans beaucoup d"autrcs que nous ne licsifTneroiis plus, .St donnant la variante d.ins le texte, inscrit en marge la le>;on de la vulf;ate ; dans d'autres cas, moins nombreux, c'est le contraire qui se produit.

Xous n'avons sur l'histoire de L au wi*-' siècle aucun renseignement précis, comme il arrive d'une manière générale pour tous les manuscrits du fonds Colbert, dont il tait partie sous le n" 1 171. Le volume 295) comprend plusieurs manuscrits d'auteurs et de copistes di\ers : les \'ies de Plutarque qui en forment une partie, incomplète d'ailleurs, occupent les folios 147 à 226. En tête du premier ouvrage (tiré de Lucien) se trouve le mot « Lucianus » qui semble être d'une écriture française du xvr siècle. Mais la reliure peut être postérieure à 1 550 et nous ne pouvons par suite savoir si le manuscrit de Plutarque était dès cette époque réuni à celui de Lucien.

Un autre manuscrit qui est souvent associé soit à F-", soit à L, soit à St, soit à plusieurs d'entre eux, est le Parisinus 1673, désigné par la lettre C. 11 présente aussi quelques leçons qui lui sont propres, parmi celles qu'Amyot a inscrites dans son exemplaire :

Vie de Solon.

26 r' "(Tjv OvVïTÔJv xa: Tr/.ovjdov t'Ôv "ao'jïiojv vcï: ô'^vattôv.

27 r' Z:i /aA£-ÔTT,Ta ôii ty.v /aAc-ôvf,Ta. 30 v" Epyciv iTE/vàî ër/T,Tcv iTEAè; è'pYOv è'T/;r,îcv.

Vie de Périclès.

.\ii \" TîpixAY,; -'ip ~''"'' T-pî/./,f,; T(t>V.

53 v* âvT-;ÉvtAî'yav izr.oLiiz àvT£;£/AE'yav às-ïsia;.

54 V* -^AÎT/pa xa". xari u-.xpôv Y>>:V/ptiK xai xaTà ;A'.xp6v.

On voit que les leçons communes à Amvot et à C seul sont assez rares : il n'est pas impossible pour-

tant qu'Amyot, durant son voyage en Italie, ait eu communication de ce manuscrit. On lit au bas de la première page du titre la mention : /:".v Bibliothcra lo. Huroiiliii Boislnllerii, puis, plus bas : Einpiiis foroiuitis }o a Nirolao. Ce volume faisait donc partie de la riche bibliothèque de Jean Hurault, seigneur de Boistaillé, mort en 1572 à l'âge d'environ 60 ans : or nous savons qu'il rapporta la plupart de ses manuscrits grecs de Constantinople et de N'enise où il fut ambassadeur (i). Si l'on suppose que le volume de Plutarque fut acheté par lui à Venise, c'est-à-dire au plus tôt en 1560, on s'expliquera qu'Amyot dix ans auparavant ait pu l'y consulter.

D'ailleurs, si les leçons propres à C sont assez rares, beaucoup plus nombreuses, sont celles qui lui sont communes avec tel autre manuscrit^ p. ex. A (Parisinus 1671). Celui-ci ne paraît pas d'ailleurs avoir servi à Amyot pour l'établissement de son texte avant 1559, si l'on en juge par le très petit nombre de variantes qui lui sont propres pour les cinq Vies que nous avons étudiées.

Vie de Périclès.

SI r° 0; Xf,v TÔA'.v 0; /.al tt,v tôa'.v.

Vie de Cimon.

i6o v" ô'.a-/.OT'!o'j; aî/;xaAti)TO'j; ai/uaAroTO'j; ôiiy.oc'ou;.

(i) Sur ce personnage, ci. un très intéressant .irticlc de Nî. Rott dans la Grande Hiicwlopéiiic ; et sur sa bibliothèque en particulier, L. Dclisle, Le Cahhu'l des iiniiiiiserils, t. I, pp. 215-214; et Oniont, Introduction à ï Inventait e des tnanuserits gices ; on peut voir aussi le c.italogue de la bibliothèque grecque de Boistaillé dans le Serapciim, t. XIX, 1858, pp. 161 sq. et pp. 169 sq.

LA BlBI.IO'rHi:Q.I-''H Dli CA'IHHRIXK 1)K MKDICIS 289

Cette utilisation est de plus fort invraisemblable. En effet, comme l'indiquent les cotes mentionnées sur l'une des feuilles de garde du volume, et dont la seconde paraît être de la main de Mathieu Dcvaris, nous avons affaire à l'un des nombreux manuscrits grecs du cardinal Ridolfi (i). Or nous connaissons d'une manière assez précise l'histoire de cette riche collection qui, après la mort de RidolH survenue à Rome en février 15 50, tut acquise par le maréchal Pierre Strozzi. Ce dernier les emporta en l-'rance et, lorsqu'il mourut au siège de Thionville en 1558, sa bibliothèque passa à sa parente, Catherine de Médicis (2).

Il est donc impossible qu'Amyot ait pu coi'ssulter le Parisinus A à Rome, où lui-même n'arriva qu'en 1550, et très invraisemblable qu'il en ait eu communication en France avant 1558. Rien d'ailleurs ne nous empêche de supposer qu'il l'a utilisé après cette date alors qu'il faisait partie de la bibliothèque de Catherine de Médicis. Nous savons en etiet par une note manuscrite de son exemplaire des Moral iti qu'il avait accès à cette bibliothèque, car on lit, p. 70:5 de l'édition Froben (1542) : « In vetere manuscripto bibliotheca." Regina: legitur cv to'.ç... » avec la référence précise Ms. Rc^. j.

(1) M. Lcon Dorez a public d.ras l.i Kciiic drs Bihliothcqtit's, 1895, pp. 366-367, un très intéressant billet du c.irdinal Ridolti, écrit de Vicenzc le 5 mars 1544, pour donner ordre à son secrétaire de coinnuiniquer un de ses manuscrits d'Kustathc.

(2) i'.\. en particulier H. Omont, Bihliolhi-qiir de riicolc du CJuirtcs, ■1888, t. XLIX, pp. 509 sq.

290 JACQ.UES AMVOr

M. Jiiger, qui cite le début de cette note, en mentionne également uneautre(i): c'est celle qu'on lit, dit-il, en marge du toi. 485 G de la traduction des Œuvres Morales : « Sur la marge d'un vieil exemplaire escrit à la main, qui est en la Librairie de la Rovne Mère, sont escrites ces paroles en grec : le livre n'est du docte Plutarque ni d'aucun autre scavant autheur, ains de quelque vulgaire, ignorant de poésie et de grammaire. » M. Jiiger néglige de remarquer que cette note n'est ainsi rédigée que dans l'édition donnée en 1618 par Fédéric Morel, et que dans les éditions de Vascosan, comme dans la note latine correspondante de l'exemplaire grec des Moralia annoté par Amyot (p. 290), il n'est pas fait mention de la bibliothèque de la Reine Mère. Mais l'addition de cette référence nous semble bien néanmoins venir d'Amyot lui-même, car elle serait inexplicable de la part de Morel. M. Jager commet une autre erreur en identifiant la « Librairie de la Royne Mère » avec la Bibliothèque Rovale : elle resta tout à fait distincte de cette dernière durant toute la vie de Catherine, c'est-à-dire jusqu'en 1589 : à cette date la bibliothèque fut mise sous scellés à la requête de ses créanciers, mais J. A. de Thou prit soin de faire dresser par son ami Pierre Pithou des lettres patentes ordonnant la réunion de la collection de la Reine Mère à la Bibliothèque Royale. Les manuscrits, estimés 5.400 escus, n'y furent apportés, qu'en 1599(2)-

(l) op. cil., p. 20-2t.

^2) Cl'. Omont, Introduction ;iu Ciiliih\^uc des Uianitirrili irnn, p. x:\!„

Nous avons examiné jusqu'ici, outre le Seitenstettensis, un certain nombre de manuscrits qui tous font partie aujourd'iuii de la Bibliothèque Nationale, mais qui ont pu servir autrefois à Amyot en Italie. Hn voici quelques autres qui sont jusqu'à ce jour demeurés dans les bibliothèques de la Péninsule où notre traducteur aurait pu les consulter. Ce sont d'abord les Marciani \{^ et M% étudiés par Michaelis, qui malheureusement n'en relève les variantes que d'une façon très incomplète ou du moins fragmentaire.

L'utilisation de M*" n'est nullement certaine : ^es variantes se retrouvent pour la plupart dans P' qu'Amvot a très probablement connu : pourtant nous trouvons au début de Periclès une ou deux leçons qui ne s'expliquent que par iM'\

Fol. 48 v (7) 'ivj ;iv.£ lô ^î'j [xÉy.sTc.

Leçon enregistrée par \' et par H. Kstienne « quidam luihcnt [xéy.siz. »

l'ol.48 V oj "il àvo'JT'o TZO'joaTo; oj yàp àv xo) TTOuSaîo;.

La leçon TÔ> est aussi donnée par A, mais ce dernier, nous l'avons vu, n'a vraisemblablement pas servi ,1 Amyot à cette époque.

Ajoutons V cette variante du début de Timoléon mentionnée par \' :

Fol. 75 v° |j.'.70TJp:f/'/ov fj-l-x-y '«LAOT'Jpavvov oôjav.

(i) De Pliiltinhl roiliii- Mtticiitu,' ]S6. Il ne donne que les variantes les meilleures de M'", et pour .M' il ne relève que celles des \'ies de Timoléon et de Paul Lmile. Sur M'', ci. aussi Artichs originaux de Ch. Gniu.x, pp. 415 sq.

Il semble au contraire qu'Amyot ait connu à Venise le Marcianus 386 (M') ou du moins un manuscrit de la même famille, comme Michaelis le suppose pour H. Estienne (i).

Voici les variantes d'Amyot expliquées seulement par M*" pour la Vie de Timoléon.

Fol. 75 v° jîap6àp(i)v [x:'- ir,uy/

Fol. 75 v" xal ôï,|j.api5TT,; Fol. 76 r' TxijTa ;jl£v Troa/Of.va:

Fol. 76 v" Twv •xpejiaij.évfov àvaOr,-

Fol. 76 V'' ètpaTTdixevo; tt,; cT&aTia;

Fol. 76 v° £— '. Tf, oiaëâs-î'.

Fol. 77 v° £v Taîî iô5atç &tÇâTxov:a xai TTEpl Osaxpi-icojv àa- [lâxwv sptÇeiv ffTtEuoi- ÇovTa.

[iapi3âp(jjv xai |j.LYâSwv.

(mcntionnce p.ir V.)

Xal ÔT,U.2pÉTT,;.

xaOxa ixÈv -KErpi/fla'..

T<ôv xpîiia76£VT(jjv àvaOr,|iâTwv.

(mentionnce p.ir V.) ÈïaTTÔijLEvOî xà; îxpaxfa;.

ètA xr, ôoviasi.

Toute cette phrase, omise par M'', est soulignée par Amyot qui écrit en note ÀeÎte'. sv ô;2a'XT,}i.a.

mais M*^ ne laisse pas d'espace vide.

Communes encore à Amyot et à M'-' seulement sont les leçons suivantes de la Vie de Philopœmen, dont quelques-unes seront adoptées ou signalées en 1572 par Estienne :

Fol. 120 v° êv xfi StwÇst Fol. 121 v' xàç [ièv (puydtî Fol. 122 r» Z'.à T:ovT,c(av

ev xfi xaEê'..

xo'j; [JiÈv 'i'jyiôa; ô'.à u.o/OT,p{av..

(i) Op. cit., p. II. Cette liypothése de Michaelis ne nous .semble pas d'ailleurs bien nécessaire : en effet il allègue deux passages de la Vie de Démétrius à propos desquels Fsticnne ignore manifestement la leçon de M' ; mais on sent combien il est téméraire de s'appuyer sur de semblables arguments pour nier l'utilisation d'un manuscrit. Michaelis d'ailleurs semble porte à admettre qu'Amyot a connu le Marcianus 386. Voici en effet ce qu'il dit à propos de la phrase suivante tirée de Paul Emile : o'î aï x'j/ai "zooTrty s::' àjjifdxcpa xwv -paY[iâx(i)v l/O'ja'. : « Lubcntissime amplector, quam unus servavit quod sciam, M' lectionem, po'rr.v pro xpo— r,',*. quam nescio an noverit jam Amiotus, qui vertebat : « ausquelz la fortune a conlrepczé le bien avec le mal. »

Fol. 122 r* TiLv TpoTîpov T,TT«iJULiv(>)v -l'y/ TrpÔTîoov TiTTTijjiÉvojv. Fol. 122 r" tiTjv Itttîwv oî'.ôôaîvo; tmv Ir.-iio'^ xï.oôitîvci;.

Si Amyot u pu consulter à Venise les Marciani 38) et 386, il n'a pu en revanche connaître aucun des Palatini qui restèrent à Heidelberg jusqu'en 1623, date à laquelle ils furent envoyés au pape Grégoire XV par Maximilien de Jîavière. Pourtant la seule étude du texte pourrait faire conclure à l'utilisation par Amyot avant 1359 des mss. Palatini 168, 169 et 283 que Sintenis désigne sous la lettre commune P.

Voici pour la Vie de Philopœmen les leçons communes seulement à P et à Amyot avant 1559 :

Fol. 119 v' /(.)p'!(.)v TuyxX'.via; ytoowt zu^^y.'Kbix^ (nicntio-ninjc

par \'. I Fol. 120 r" O'jp3io'.; |iàv fjr.zziT. Oupsio'.; aiv t'jxùÂi'..

l'ol. 120 v° -îT.v 7:oLT,7Lv ôvy.ù'j I iT,v Toif,T:v ol'y.oo.

Fol. 121 r* TaÛTa \tbi oùv y.aXi TaÛTx ij.èv O'jv xà xaXi (adoptée

par Estieniie.) Fol. 121 r" pr,Oiv toO liaTiA^io; pT,6cV t; toû jâ3tff(Âc(»; (incii-

tionnéc par \' .] loi. 121, r° ;i£po; iT.': tt,; ipîTf,; I-i-sOûî ""• '^'lî ^p^'C'?,; (adoptée

par Estienne.)

Cette note seinble du reste inscrite par .\nivot postérieurement à I)>9.

La \'ie de Timoléon ne nous offre qu'une leçon commune avant 15 59 :

Fol. 76 r" f-'.ôojXsjTïvTa oÈ 3t'^~f, sT'.^O'jÀîûcivTa ôi aùtr,.

P est souvent associé dans les leçons de Philopœmen à un manuscrit dont Sintenis donne également les

variantes pour cette Vie et qu'il désigne par la lettre V". Ce manuscrit, autant qu'on en peut juger par les renseignements que fournit M. Ziegler (i), doit être identifié avec celui qui est décrit aux colonnes 546-547 de l'ouvrage deKollar(2). Or nous lisons dans cette notice que ce volume a appartenu à Jean Sambuc, de son vrai nom Zsamboki Janos, (1531-1584). Ce personnage, nous le savons, voyagea dans toute l'Europe à la recherche de documents et de médailles, et séjourna longtemps à Paris, où il entra en relation avec Lambin, Turnèhe et H. Estienne (3) ; mais nous n'avons pas lieu de supposer qu'il ait- communiqué ce manuscrit à Amvot avant 1559. Les leçons communes sont d'ailleurs assez rares pour cette vie de Philopœmen ; je n'y relève guère que l'exemple suivant :

/pwuîvo: -ooTTa-rai; /pwasvoi roùSTâtr'.a;; (citée par

Vulcob.)

On peut également ne pas tenir compte de tel ou tel manuscrit comme ceux qui sont utilisés dans l'exemplaire de Muret et dont nous parlerons au chapitre suivant. Ils ne nous donnent la source, en effet, que d'un très petit nombre de variantes, et il

(i) op. cit., p. 8.

(2) Adaini Franc. KoUarii mi l'ilii Lambrcii cciiniiciitariorum de Atigusta BihlioDjcca Crs. Viinioboucnsi, Libioi VIII, Suppicmentorum liber (iriinus, posthuiiiiis. MDC(2XC, in-folio.

(5) Sur Jean Sambuc, cf. outre les biographies' générales de Michaud et Didot et l'article de la Grande Hncyclopédic, les Eloges des hommes sçavaiis, de Teissier, t. II, pp. 32-54, et la thèse de M. Pinvert sur Jacques Gn'vin. — M. Emile Picot, qui a bien voulu nous indiquer le véritable nom de ce personnage, nous signale également un manuscrit acheté par lui à Paris le 7 décembre 1561, qui se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque de l'Arsenal (234).

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