CONJECTURES
D'autres corrections inscrites dans le volume grec d'Amyot proviennent de conjectures personnelles, ou sont le résultat de « conférences » avec tel érudit, comme Lambin ou Turnèbe. Nous en avons la preuve à peu près certaine dans la formule même des annotations de cet exemplaire, qui, quoique la plupart d'entre elles soient ou du moins semblent être inscrites seulement vers 1580, ont été connues et adoptées dès 1559, comme la traduction française en fait foi.
En voici quelques exemples :
6, D. Texte des niss. et édd. : jCfjjaa'.taowv
Note marginale d'Amvot (fol. 5 r») [èx] barré et remplacé par £v : puis: « Vide Stepha. de m h. indiclioue fCjaa'.- Taôa:. »
Cette leçon qui sera adoptée par Cruserius et par X\lander (cL la note de ce dernier I, 56) l'est par Amvot dès la traduction manuscrite (fol. i > r") : iiu bourg de Tbytitetadae.
II en est de même des deux corrections suivantes :
dcclarer empruntées non .i des manuscrits, mais aux éditions ou traductions, telles que celle de Xylander, etc. (Cf. P.-ilm, arl. cit. et Sintciiis, introd.. p. xwi.)
231, B. iv aE3a-;/.>xA(o, texte des éditions auquel Amyot, dès 154s, substitue Évi ueTavvc'jAw. (La correction ne sera inscrite qu'après i > 5 5 dans son exemplaire grec.)
255, A. £iAo/(^£'.. leçon incompréhensible des éditions corrigée également dès le manuscrit en saaoyiU:. quoique cette variante, comme la précédente, semble sur le volume de l'Arsenal, être de l'écriture de i vS:;.
35, B. Texte des mss. et édd. : Ajy.o-.iova;
Note marginale d"Am\ot (fol. 16 r") : u forte Auxoçavo'j;... )i
La note est à peu près textuellement traduite dans une manchette de la traduction (dès 1559): En face de Ce que l'on appelle Lycophanos, en marge : Oest une espèce de chaidons en la langue des Messeniens, voYe~ Hesxchhis.
La même correction se trouvera dans X\lander, (cf. sa note : I, 106.)
216, G. Texte des mss. et édd. : i/ÉAevT: tiûv Ta-'uiTwv* eîi;(i) Note marginale d"Am\-ot (fol. 100 r") : videtur déesse I sv ex Livio{-A).
Cette leçon qui est également adoptée par Cruserius et X\]ander (Cf. la note de ce dernier, explique la traduction d'Amvot dès 1559 : // }eit iihircber l'une des légions qui esloit derrière e)i ordounance au front de la hattuille. J
295, D. Texte des mss. et édd. : ta; -ox^c:^ è'a-jts
Note marginale d'Amyot (fol. 141 r°)/. u Apparet ex
(1 ) Les étoiles représentent les si si;nes qu'Aniyot ligure d.ms son éilition pour indiquer qu'il introduit ;i cette place la leçon nicntionnée en marfi;e.
(2) Cf. en ell'ct Titc-I.ive, XXVIl. l^