‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 80 sur 164 · ADDITIONS INUTILES ET REDONDANCES · texte numérisé non relu

ADDITIONS INUTILES ET REDONDANCES

l:d. parquov ilz dclibercrent de l'cnvovcr

rcquorir aux Mcssciiicns par une ambassade expresse, et ncantnioins cependant taire tous leurs apprestz pour y aller en armes, afin de l'avoir ou par amour ou par force.

257, I. {l'ie de Plùlopa-iiu'ii.) Ms. : ne leur donna pas le lovsir de le faire mourir.

Hd. : ne leur donna pas le !o\sir de le faire mourir par justice.

257, K. (/'/'<'(/<• Philopœiiicii.) Ms. : et estoit leur contenance ne si triste comme en ung tel dœuil, ne si esjouye comme en une telle victoire.

lîd. : et au demourant n'estans ne si tristes en leur contenance que le sont ordinairement ceulx qui ont cause de si grand dueil, ne si csjouiz que ceulx qui venoient de gaigner une si grande victoire.

403, D. {l'ie de Sfitoriiis.) Ms. : et appcloient les Barbares ceste façon la Dévotion.

[Elle vient d'être définie et décrite dans les lignes précédentes.]

Hd. : et estant celle coustume de se dévouer ainsi vouluntairement à mourir quant et son seigneur appelée par les Barbares la dévotion.

407, A. ( l'ie deSerton'iis.) Ms. : il aymoit paix et tratiquilité. lui. : ... aimer le repos et la tranquillité d'esprit et de corps.

407, A. (lie de Sertoiius.) Ms. : estant tourmenté et vexé par ses ennemvs, il fut forcé...

Hd. : estant travaillé et poursuivy par ses ennemis sans pouvoir nulle part trouver lieu de repos et de seureté, il fut contraint...

Mais à côté de ces gloses inutiles et purement redondantes, nous retrouvons, dans la revision de 1559, les deux principales sortes d'additions explicatives que nous avait déjà présentées la traduction de 1542-1 546.

Les additions logiques \- sont particulièrement nombreuses ; on peut tout d'abord ranger dans cette catégorie les liaisons ou les transitions que le traducteur développe, parfois sans doute pour remplacer un terme un peu grêle par une locution plus ample, mais le plus souvent afin de marquer avec plus d'exactitude les rapports qui unissent entre elles les différentes phrases d'un récit ou d'un raisonnement. Voici quelques exemples de ce genre empruntés, pour la plupart, à la Vie de Philopœmen : le plus fréquent est celui de la substitution de là où à la conjonction cl ou à l'expression et là :

CL par ex. : 249, D; 230, C; 252, K; 254,?; etc.

Mais il y en a beaucoup d'autres (i).

249, C. Ms. : et appliquèrent...

VA. : et depuis employèrent...

249, B. Ms. : toutestbis...

Md. : toutesfois à la lin...

250, A. Ms. : il rejetta...

l-"d. : il rejetta pour Ihors...

250, B. Ms. : après qu'il...

}-"d. : au reste, si tost qu'il...

(r) Dans tous les tweinples qui suivent, l'addition ou renlorcenient logique n'est p.as motivé par un nu.t p.irticulier du grec.

TRANSITIONS AJOUTEES 333

250, (j. Ms. : et combien i]ue...

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