‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 9 sur 164 · LI-:S TRADUCTIONS MANL'SCRITKS D AMYOT I · texte numérisé non relu

LI-:S TRADUCTIONS MANL'SCRITKS D AMYOT I

2" La vie de Philopa'iiicn et la vie de Titus Oiiintiiis FI a ni in in s (i).

5" La vie de Sertorins et la vie d' H u menés (^2).

Les trois reliures, au chiffre de l'rançois V\ sont différentes entre elles.

4" Im vie de Démet ri ns (3).

Laissons de côté, pour le moment, le premier de ces manuscrits, qui a été attribué par M. Lucien Finvert à La/are de Baït (4) ; et étudions les trois autres, en commençant par le premier, dans l'ordre des \'ies de Plutarque : celui de Philopœmen et Flaminius. Si nous le comparons avec les pages correspondantes de l'édition de 1 5 59 d'Am3'0t, nous constaterons, non pas l'identité des deux textes, mais l'utilisation constante du premier par le second.

Prenons-en pour exemple le début même du manuscrit. Les passages soulignés sont les passages corrigés par Amvot en 1559:

Manuscrit. Éd. 1559.

En la ville de Mantinée fut ]'.n la ville de Mantiuée v

jadis ung goititJioïiiiiie nommé eut jadis un litoicn nommé

Cassander, de lune des plus Cassander, de lune des plus

nobles, et </<■.< plus ancienes nubleset* plus ancienes familles

(i) Ms. fMiii;. 1400. Relié au chiftre de François l"'.

(2 ) Ms. frani;. 1401. Relié au chiffre de Frauiçois \".

(5) Ms. t'rani;. 1595. Relié postéricurenicnt aux armes de Béthune. — Une note manuscrite de l'ahbé de Targny nous indique que les mss. franc. 1596, 1400, 1401 ont été acquis par la Bibliothèque royale dans les premières années du xviir' siècle. Q.uant au ms. franc. 159s. il entra dans cette Bibliothèque en 1662, avec les autres livres du fonds Béthune.

(4 Cf. Lucien Pinvert, Lazare de /in// (Paris, 1900, in-8"), pp. y, et suiv.

lé

familles et qui eut autant de crédit et d'authorité au gouvernement de la chose publique que nul autre citoyen qui fust de son temps. Toutesfois * fortune luv courut sus, cl fut par sentence hutiix de son pays :

Pjri]iu\Y il se retira en la ville de Megalipolis, principalement pour le regard de l'amitié qu'il avait avec Crausis * père de Philopœmen homme rare et excellent en toutes choses vertueuses duquel il estait particulièrement bien voulu. Or tant que ledict Crausis vescut Cassander fut (/(' luv si bien Iraicfc qu'il n'eut faulte daulcune chose qui luyjcist besoi7iir. Et après qu'il fut decedé, Cassander luv voulant rendre la pareille du bon recueil et *traictement qu'il luy avoit faict en sa vie, enseigna et institua son filz lequel estoil demouré orphelin, c////.sv comme Homère dict que Achilles fut nourry et //«///(/V/ parPhœnix :

Si prit incontinent le naturel de l'enfant ung pl\' cl une adresse de nourriture vcritablement généreuse et royale, et si alla tousjours en croissant de bien en mieulx.

(Ms., f^ I, ro et vo).

et qui eut autant de crédit et d'authorité au gouvernement de la chose publique que nul autre * qui fust de son temps.

Toutesfois à la fin fortune luv courut sus (/(' manière qu'il fut chasse de son païs et se retira en la ville de Megalipolis pour le regard principalement de l'amitié qu'il avait avec Crausis le père de Philopœmen homme excellent libéral et magnifique en toutes sortes <iX. particulièrement afectioune en son endroit. Or tant comme ledict Crausis vescut Cassander fut si bien traictè de luY qu'il n'eut faulte d'aulcune chose*; et après qu'il fut decedé, Cassander luv voulant rendre la pareille du bon recueil et amiable traittemcnt qu'il lu\- avoit faict en sa vie, dressa et institua son rilz estant demeuré orphelin de la manicre <y/rHomere dit qu'Achille fut institue et uourrv par le vieillard Phcenix. Si prit incontinent le naturel de l'enfant ung ply*de nourriture véritablement généreuse et roN'ale * en croissant toujours de bien en mieulx.

Kd. i))9, f" 249 r";.

La constatation sera la même, si nous faisons cette

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