‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 113 sur 250 · OS · texte numérisé non relu

OS

Hi

Hn

no

L'égalité des hémistiches est réahsée dans un vers (4 C). Dans quelques cas, la différence des durées est inférieure à io"(i JR, 2 JR, 3 J, éCJR, 10 IR, ni, 12 J, 1 4 I). Elle est supérieure à 20", valeur d'une forte syllabe brève, dans 15 alexandrins ; elle atteint 70" dans l'un d'eux (3 C), et cependant, nous le répétons, le morceau est l'un de ceux où les éléments psychologiques jouent le moindre rôle. L'écart est bien plus grand dans les fragments où le pathétique se marque davantage. On ne saurait donc admettre, bien que parfois les chiffres trouvés soient assez voisins, que chaque hémistiche est égal à la moitié du temps total ni que cette égalité soit absolument nécessaire. Quant aux silences, il est évident, si l'on voulait en tenir compte, qu'ils aggraveraient encore le déséquilibre, bien loin de rectifier les discordances constatées.

Donc la poésie manifeste des inégalités certaines, inégalité des groupes rythmiques et inégalité des hémistiches. Il nous reste à en établir une troisième : l'iné-

d. Le temps fort n'a pas coïncidé avec l'hémistiche.

Page 1