J II
• {Andr., 12.)
Durée pour A := 3" 32, pour J = i" 81. Les brèves, dans les deux dictions, sont à peu près équivalentes ; les longues chez J sont extrêmement réduites, tandis que chez A elles ont une valeur considérable. On a d'ailleurs déjà remarqué que dans le vers cité plus haut :
Et j'aurais bien voulu mourir en ce moment, (Hem., 14 R.)
la syllabe accentuée du mot mourir vaut 113", c'est-à-dire qu'à elle seule elle est presque le tiers de l'alexandrin tout entier (Hem., 14 R:= 3" 92). Autre exemple. Soient deux vers consécutifs de construction semblable :
Pour plaire à votre épouse, il vous faudrait peut-être
Prodiguer les doux noms de parjure et de traître. (Attdr., 17-18.)
Le sujet A fait le second plus long que le premier parce qu'il s'attarde davantage sur les temps marqués, particulièrement sur la syllabe de la rime. D'autres au contraire passent sans appuyer et le résultat s'en trouve modifié. Siiblata causa, tollitnr effectus. On comparera les déclamations de A et de i :
Pur
plèr
vo
tre
pui
vu
(/ré
trœ
pu
lé
plè
Pro
di
gé
le
du
nô
par
jùr
Pour A la durée s'élève de 3" 46 à 4" 33. Pour I elle s'abaisse de 3" 81 à 2" 99. Pour que l'unanimité des sujets fasse apparaître les mêmes variations de vitesse, il faut donc que les accents subissent des modifications concordantes.
Les syllabes brèves ( '^) ne méritent généralement pas qu'on leur accorde une attention particulière, car elles conservent le plus souvent une valeur à peu près constante ou changent dans les mêmes proportions que les temps marqués ', de telle sorte que ceux-ci suffisent à rendre compte du
I. Cf. VU H 1° et J : on peut comparer entre elles non seulement les syllabes longues, mais aussi les brèves.