LES GROUPES RYTHMIQUES MUSICAUX : CONCLUSIONS ET ÉNUMÉRATIONS
suffit à donner à la phrase toute entière une cohésion apparente et à établir après coup une unité qui menaçait de s'effacer. C'est la combinaison la plus fréquente :
Après des feux, des cieux, des cieux, des deux, des deux.
A pre de fœ de syœ de syé de syœ de syœ
4° Beaucoup plus rarement on constate le mélange des suspensions et des chutes de sens, sans que la voix s'élève sur le membre qui précède la conclusion. Mais ce ne sont là que des cas aberrants, dus à un texte difficile ou à une surprise des sujets '. Seuls les trois premiers types déterminés, qui peuvent logiquement se défendre, sont d'un emploi courant.
S'il faut enfin prendre un exemple dans un texte assez long, nous citerons ces deux vers des Pauvres Gens :
Or la nuit, dans l'ondée et la brume, en décembre.
Pour rencontrer ce point sur le désert mouvant. . . (34"35 0
On peut traduire la phrase de plusieurs manières différentes, rattacher or pour le sens au début du second vers, de telle sorte que les mots ou groupes intermédiaires, traités comme des parenthèses, puissent assez facilement s'isoler du contexte : décembre sera alors accentué sur la première syllabe. Mais il est également loisible de relier le premier vers au second : décembre est alors accentué sur la syllabe qui précède la finale féminine. Il est enfin possible de diviser l'énumération en trois ou quatre termes. Les déclamations caractéristiques sont celles de B G R, toutes les trois conformes à l'un des types que nous avons définis plus haut.
Or la nibi dà là dé e la bru m(œ) à de sa br(œ)
Ces observations permettront l'interprétation facile de toutes les énumérations qui figurent dans nos tableaux généraux.
Les fins de phrases rendent enfin nécessaire une dernière remarque : il nous faut justifier la position de l'accent dans certains groupes rythmiques et défendre nos notations.
Un alexandrin comme celui que nous allons citer n'offre pas la moindre difficulté :
L'éternel est son nom, le monde est son ouvrage.
I . Ces cas aberrants seraient représentés dans nos tableaux généraux par les vers suivants : XIX, G 20 — XX, Fa"; S 2" — P,G., 28 E. On fait abstraction des vers dans lesquels la position pénultième ou antépénultième de l'accent semble due à l'effort oratoire.
Le
ter
nèl
sô
no
mdd
sô
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