‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 172 sur 250 · O 400 le · texte numérisé non relu

O 400 le

« 380 380 mô

300 300 300-200 (R.B., 17].) D'autres sujets dans ce vers placent la coupe principale ailleurs.

2° La montée de la voix est terminée avec la syllabe de l'hémistiche et la voix descend ensuite par degrés jusqu'à la rime. Il y a pour ainsi dire équilibre entre les deux parties de l'alexandrin :

Et par un beau trépas couronne un beau dessein.

pà

tre 340-280 ht

hô 280 0 240 ron

pa

lx> 200 260

de

si

{Cm.,

, I, lOj.)

I. Ces dispositions traduisent approximativement les suspensions et les chutes de sens. Elles indiquent si la voix, dans les diverses phrases, monte ou descend, mais elles ne tiennent pas compte des accents rythmiques situés à l'intérieur des grands mouvements mélodiques. La réalité, comme on en peut juger par les chiffres, est plus complexe, et la ligne musicale, au lieu d'être droite, est au contraire brisée. On pourra toujours, si on le désire, construire des figures plus exactes, d'après les hauteurs des voyelles. Il suffira, sur un papier quadrillé, d'établir verticalement une échelle des acuités et de réserver horizontalement une case pour chaque syllabe; on marquera dans chacune de ces cases la note qui ressort de nos tableaux généraux et l'on joindra l'un à l'autre les divers points ainsi déterminés : la mélodie apparaîtra alors dans ses détails, et l'on verra qu'elle varie sans cesse. Le procédé que j'ai adopté suffit cependant pour rendre compte du phrasé des alexandrins transcrits.

HAUTEUR MAXIMA : SUSPENSIONS DE SENS ET SCHÉMAS MÉl.ODiaUES 229

Pour certains sujets l'effort oratoire a ici modifié ce rapport des membres de phrase.

3° Il y a disproportion entre le début et la fin du vers, la période ascendante dépassant l'hémistiche parce que la coupe principale de sens ne coïncide pas avec la césure :

Vous vous abandonniez au crime en criminel.

kri ;^o 280 380 400 mœ

nye 280 320 O 380 240

do 340 340 360 748

bâ 320 360 » â

;^a 260 340 200 kri

vu 280 320 280 280 mi

Vu 260 320 280 300 fièl

{Andr., 4 A.)

Guyau commente longuement un vers analogue de Hugo :

La porte tout à coup s'ouvrit, bruyante et claire.

Pour rendre compte de l'harmonie particulière de cet alexandrin, il présente bien des arguments sans parvenir à trouver la raison véritable. Elle est dans le manque d'équilibre entre la montée et la descente de la voix. La phrase ascendante par sa continuité et sa longueur traduit le mouvement de la porte qui s'ouvre. Le rapport des deux fragments, qui peut être il est vrai troublé dans certaines déclamations par l'effort oratoire, est indiqué par deux modulations différentes. L'ampleur de l'une fait contraste avec l'exiguïté de l'autre. La période s'élève dans un large élan, puis se cabre, enfin retombe brusquement. L'effet existe indépendamment du rythme marqué par les accents du vers : ceux-ci se coordonnent et se soumettent à l'un d'entre eux qui domine tous les autres.

4° La montée de la voix peut commencer avec la première syllabe de l'alexandrin et se terminer avec la dernière. C'est qu'alors la suspension de sens la plus forte coïncide avec la rime :

Et sans chercher ailleurs des titres empruntés ..

té

prœ 460-540

;^fl 320 400 O

ti 340 320

de 400

yàr 320 380 O

ra 320 400 340

ee 360 360 O

^er 400

sa 360 300 O

280 ■ , {Aiidr., 23 i.)

té

por

fiàv

su

5° Le vers peut se diviser en deux phrases ascendantes, le point culminant de chacun étant déterminé par une coupe du texte :

Et comme un voyageur sur un fleuve emporté . . .

jèr ya 300 360 350

vwa 320 340 o

Iwm 3 20

(Hem., 17 E.)

6° Inversement, mais moins souvent, deux périodes décroissantes sont possibles si l'alexandrin contient deux conclusions. Ou bien, si les membres de phrase sont d'étendue très réduite, suspensions et chutes de sens peuvent être mélangées. Ou bien enfin la période descendante peut se terminer à l'intérieur du vers et la période ascendante avec la rime. De là trois combinaisons relativement fréquentes, sans compter un certain nombre d'autres beaucoup plus rares, dont on pourra trouver des exemples en feuilletant nos tableaux généraux. Nous nous contenterons de fournir des types de celles que nous venons de définir :

Viens voir la belle nuit. — Mon duc rien qu'un moment !

f^yê Mo

260 260 340 vivàr 300 440 du

O 320 300 320 260 la ■ 360 480 kœ

220 240 be O 260 ryè

O 220 220 lir 260 240 340 kœ

,220 320 nd'i ' o 260 mo

O 200 200 180 260 220 nià

(Herti., I J.)

C'est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d'écume. . .

ku de 240-220 200 ma' blà 220 220 o iSo 180

Se E ôr 180 200 200 •■48

180 la 180 le dœ 220 180

O mèr o sél 200-220

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