A A A AA
A A A A Aa
3^ série. Elle résulte de la modification, dans les fins de phrase, de l'un des pieds précédents autres que a et Aa , par suite du déplacement du temps marqué. Tout porte à croire que l'accent, quand il remonte de plus de deux syllabes, accomplit ce mouvement par suite de l'effort oratoire, que par conséquent le phénomène n'existe plus à l'état pur et que ses conditions sont complexes. On notera que les chutes de sens introduisent dans le vers français des rythmes descendants tels que le dactyle Aaa . Nous avons vu se produire le même fait lorsque nous avons étudié les hauteurs musicales; l'analyse des durées au contraire ne nous offrait rien de semblable.
Toutes ces formations cependant ne sont point particulières à l'intensité potentielle. L'intensité brute ou intensité-travail connaît les mêmes combinaisons, et il suffira pour nous en convaincre de nous reporter aux quatre vers que nous avons transcrits au début de ce chapitre (XXIV, K 2" — XXII, G 2° — Cin., I 7 C — Hem., 5 A). Nous y rencontrons les pieds a {di : Henu, >) a A (^mœsyœ : XXIV) a a A Qu Pari : XXII) qui figurent dans notre première catégorie. En voici d'autres qui appartiennent à la seconde : A* Q>àrtœ : Cin., 1,7) a A a (^si fôdœ : XXIV), A A Aa (dœ Rodrigœ : XXII). Il est inutile d'allonger ce catalogue en donnant de nouveaux exemples. On y retrouverait, mesurés seulement par le calcul des amplitudes, tous les membres métriques qui subsistent encore, une fois que la réduction des chiffres obtenus a été opérée d'après les indications des acuités et des timbres. D'airtres alexandrins feraient également apparaître le traitement spécial des fins de phrase.
Nous nous contenterons de signaler ce cas :
Qui rayonne à travers ce- crépuscule obscur.
Ki
re
)'on
ha
vèr
he
pus
kn
lop
skiir
Ici, l'idée étant achevée, la voix s'affaiblit de plus en plus jusqu'au moment où elle s'éteint, et le groupe rythmique, qui devrait être s'il y avait