‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 212 sur 250 · ié R · texte numérisé non relu

ié R

La conclusion y est nettement indiquée parle groupe rythmique terminal qui répond au schéma * A*. Ce groupe est nettement distinct de celui qui le précède, et les deux syllabes fortes de l'hémistiche, la pénultième et la dernière, sont séparées l'une de l'autre par une faible. Mais la scansion n'est pas aussi facile si le membre métrique de conclusion est A4 ou A* * ou Aa a a , en un mot, si les deux accents d'intensité, le pénultième et le dernier, sont en contact, comme dans le cas suivant :

Mon trouble se dissipe et ma raison revient.

Mo trû blœ sœ di sip e ma re ;^t5 rœ vyê

(Cm., I 2 C.)

On pourrait se refuser à adopter la division proposée par nous, et considérer que les six dernières syllabes de cet alexandrin forment dynamiquement un seul groupe rythmique dont l'antépénultième serait le sommet. Nous sommes cependant d'un autre avis, et les raisons que nous invoquons, outre l'analogie de l'avant-dernier exemple, sont celles que nous avons présentées à propos de la hauteur musicale.

En effet, l'on ne songerait nullement à combattre notre scansion s'il y avait suspension et non chute de sens, et cela prouve avec la dernière évidence que le groupe en question n'est point incapable de supporter un temps marqué. Mais, toutes choses restant égales par ailleurs, la séparation des groupes rythmiques telle que nous l'adoptons se trouve confirmée par la position éventuelle des silences. Une citation permettra de le montrer :

Une femme à genoux prie, et songe, et pâlit.

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