‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 214 sur 250 · C.H., II, 3 C · texte numérisé non relu

C.H., II, 3 C

Le premier vers débute par deux accents en contact dont le second est plus faible que le premier : ce fait à lui seul empêche que ces deux pieds monosyllabiques ne se confondent pour l'oreille, et d'ailleurs le texte est là, sans parler des indications fournies par la durée et l'acuité, pour imposer une telle scansion. Dans le second alexandrin, la dixième syllabe est notée de l'indice A quoiqu'elle ait la même intensité que la huitième et la neuvième, mais la voix s' affaiblit seulement après elle ; alors seulement l'on perçoit une différence dans la succession des articulations, et la dépression subitement apparue donne un relief suffisamment net à la finale de ce troisième groupe rythmique.'

Toutefois, les éléments faibles qui précèdent le temps marqué de chaque membre métrique méritent eux aussi quelques observations. Ils forment ordinairement une progression dynamique établie de voyelle à voyelle, de la première à la finale. Cette réduction opérée par l'accent sur les syllabes antécédentes n'est point sans présenter quelques exceptions, comme en fait foi le dernier exemple cité. L'égalité de force peut même s'étendre à une série assez longue :

me

lar vi(œ)

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