Ce caractère au contraire lui est commun avec l'acuité
LE SENS ET LE RYTHME : LA SUBORDINATION DES ACCENTS 315
accents dynamiques suivent exactement les accents d'acuité, et la force est plus grande à la césure et à la rime. Dans le second le temps marqué final, étant donné que le sens s'achève, remonte sur la syllabe pénultième et l'affaiblissement des articulations est manifeste '.
Mais si l'on opère, par le moyen des tables d'audibilité, les réductions nécessaires, ces deux alexandrins changent totalement d'aspect.
mô
hàr 180-90
si
tô 330-120
per
se
de
me
,ii(jr)
hï 175-90
ko
fô
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Le premier voit disparaître l'accent dominant de la douzième syllalje, à cause de la portée limitée de Vn, et c'est le premier membre métrique qui émerge, mais en se modifiant lui-même, car la deuxième syllabe, à amplitude égale, est entendue à une distance plus grande que la troisième. Le second vers donne lieu à des observations analogues. Uu de la césure e.st moins compréhensible que d'autres voyelles dont l'arc de vibration est moindre; un ô très nasalisé ressort plus faiblement qu'un ô pour lequel le souffle a passé davantage parla bouche {confondre).
2° Toujours au point de vue de la hauteur musicale, nous avons constaté que les aiguës sixième et douzième perdent fréquemment leur valeur éminente au profit d'un sommet placé à l'intérieur de l'hémistiche, soit qu'il y ait en réalité nécessité d'accorder à tel élément un relief particulier, soit qu'au contraire la voix, loin d'obéir à une obligation, agisse ainsi par simple désir de variété.
Si, par les seules amplitudes, on se contente de mesurer le travail fourni par l'organe, on trouve que les intensités, d'une manière générale, se comportent comme les acuités.
Mon trouble se dissipe et ma raison revient. Porte, porte chez lui cette mâle assurance. . .
Mô
tru
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di
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ma
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Id
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Par
par
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A (Ciii.,
I 2 et 7 C.)
Le premier vers contient deux syllabes privilégiées, dans les groupes rythmiques premier et troisième, où les mois Irouble et raison s'opposent. Le second alexandrin laisse apercevoir que l'effort a été considérable à la troisième place, où se répète l'adjuration pathétique. Cependant si l'on tient compte des timbres et des hauteurs musicales pour réduire les chiffres obtenus, on voit que les syllabes en saillie perdent quelquefois leur relief en raison delà qualité de leur voyelle. L'ii étant entendu seulement à de faibles distances, le mot Ironble s'efface; mais au contraire /)or/<; conservera sa valeur éminente, parce que Vo est particulièrement favorable. Les distances d'audibilité sont donc :
I. Tous les exemples ne sont point aptes à cette démonstration; il faut choisir ceux où la voix ne descend pas jusqu'aux notes graves du registre, car dans celles-ci les amplitudes, selon ce que nous avons dit des intensités brutes dans notre premier chapitre, rendent les comparaisons difficiles.
3i6 l'alexandrin français
Mo
tru
blœ
di
ma
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par
se
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3° Si dans le même vers ou le même hémistiche deux membres métriques ont la même importance au point de vue du sens, l'un ou l'autre, ad libitum, peut être affecté de l'accent le plus fort. L'intensité, sous ce rapport, peut être comparée à la durée et à l'acuité ; elle subit la même indétermination. Nous donnons, pour l'alexandrin suivant, l'intensité brute et au-dessous l'intensité potentielle. On comparera la déclamation des deux sujets C et J :
Quelle honte pour moi, quel présage pour elle. . .
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