L ALhXANUKlN 1-KANÇAIS
Non, non, la perfidie a de quoi vous tenter;
Et vous ne me cherchez que pour vous en vanter. {Aiidr., 7-8 A.)
Les deux premiers de ces vers, déclamés par C, nous ont donné les mesures suivantes :
ra
ntèn
su/a
na
yà
phi
prà
drœ
no
mô 1 10
té
sur
fêt
■ las
pir
de
La règle ne paraît souffrir d'autres exceptions que celles dont nous avons rendu compte, exceptions involontaires quand elles sont causées par un timbre insuffisant, volontaires quand le sujet a voulu mettre en relief, comme C dans le second des précédents exemples, un mot important situé dans l'alexandrin de conclusion.
Quatrième éventualité : un vers suspendu succède à un vers à sens complet. Ils sont indépendants l'un de l'autre. Comme ils contiennent chacun une coupe suspensive, c'est d'après celle-ci que s'établira leur audibilité maxima. Les tracés montrent que l'accent dominant peut appartenir à l'un ou à l'autre. Nous nous contentons de citer le début des Pauvres Gens (1-3) :
Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close. Le logis est plein d'ombre, et l'on sent quelque chose Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur.
Le vers à sens complet est le premier, le vers suspendu le second, et la déclamation de tous les sujets concorde à cet égard avec les indications du texte. On trouve : v. i B = 85"", E = 145'", J =^ 200"' — v. 26 = 95"", E = 130"', J = 200". C'est-à-dire que pour B c'est le second alexandrin qui l'emporte, que pour E c'est le premier; quant à J, il leur a accordé la même intensité maxima à tous les deux. On ne voit pas, en effet, que ni l'un ni l'autre, à priori, doive être privilégié.
Nous en arrivons ainsi au cinquième et dernier cas : un vers suspendu succède à tuie fin de phrase. Nous avons déjà expo,sé les caractères que revêt la conclusion dans une période, et nous savons que la chute de la voix opère une réduction d'énergie sur la série de groupes rythmiques dont elle est immédiatement précédée, de façon à n'y laisser subsister qu'une coupe de sens moins forte, quelquefois même insignifiante. C'est donc le second vers, c'est-à-dire le vers succédant à la conclusion, qui présentera l'audibilité maxima la plus forte. Soit donc ce fragment des Pauvres Gens, déclamé par E, où la succession réelle est celle que' nous venons de définir :
Il livre au hasard sombre une rude bataille.
Pluie ou bourrasque, il faut qu'il sorte, il faut qu'il aille,...
vro
lar
sô
bru
ru
ba
tà^yife)
hr. il
ià
kil
sort
Iw il
fô
ki la yÇce)