‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 29 sur 250 · Abbé Rousselot, P/Hîc/pêj, p · texte numérisé non relu

Abbé Rousselot, P/Hîc/pêj, p

LA TRANSCRIPTION ET LA SYLLABATION 25

mot, même quand elle ne doit pas son existence à des nécessités de liaison, se rattache toujours à la voyelle initiale du mot suivant et qu'un groupe comme dœvàlèlœ (devant elle) se sépare comme suit : dœ-và-Xè-lœ. Enfin, quand deux voyelles sont en contact, il est généralement facile de les distinguer d'après la forme de la vibration, le régime de l'expiration ou les variations de la hauteur musicale. Dans les cas difficiles, on peut en juger par analogie, d'après les exemples où la division est certaine.

2° Syllabes toniques. — Pour la consonne initiale, les observations précédentes subsistent. La difficulté est ailleurs. Nous avons profité de la remarque de M. l'abbé Rousselot, selon laquelle le mot conserve dans le groupe quelque chose de son individualité, en notant que les exemples fournis par lui portent sur des formations affectées d'un léger accent. Cependant, nous avons distingué : ou bien le mot se termine par une seule consonne, ou bien il se termine par deux consonnes.

Dans le premier cas, nous n'acceptons pas la syllabation traditionnelle et dans le texte cité plus haut {don Sanche est-il si redoutable), nous coupons : dô-Sàe-e-lil-si-rœ-du-ta-blœ ; la syllabe Sàe porte en effet l'accent rythmique. D'ailleurs, le silence qui peut éventuellement se manifester après chaque temps marqué justifie cette coupe, car il se produit après la consonne finale et non avant elle. On peut comparer ces deux dictions ' :

Mo tru blœ sœ di sip e ma re ^ô rœ vyè

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