‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 68 sur 250 · IX, D · texte numérisé non relu

IX, D

Comme l'écrit Guyau ', « la quantité, telle que nous la concevons aujourd'hui, est variable, subordonnée à l'importance du mot et au sens de la phrase », et Fr. Wulff reconnaît à la longueur des gradations infinies.

Comment .se détermine cette longueur ? Uniquement par différence, c'est-à-dire que toute syllabe qui marquera une forte division du sens et qui l'emportera en durée sur celles dont elle est encadrée sera marquée du signe ~. Mais ici une remarque est nécessaire. D'après la position de l'accent tonique en français, seule la syllabe finale du mot métrique constitué est longue, sauf quand ce mot se termine par une consonne et un e muet, de telle sorte que le rythme du vers est toujours ascendant, exception faite pour les accidents oratoires qui transforment les conditions générales de la déclamation et que nous décrirons ailleurs. Comme les divers éléments du vers n'ont pas de durée spécifique, telle valeur temporelle qui, dans un groupe rythmique, est notée du signe "^ recevra dans un autre groupe le signe ~ : tout dépend des valeurs voisines, c'est-à-dire que la longueur est toujours seulement relative, puisqu'elle ne peut être établie que par comparaison.

Soient en effet deux vers :

Mon âme aurait trouvé dans le bien de te voir... Et j'aurais bien voulu mourir en ce moment !

{Hem., 14 R.) Dans le premier des syllabes sont longues qui seraient brèves dans le second, et celui-ci à son tour a des brèves qui dépassent en durée toutes

Mô

nàni

tnt

vé

dà

byè

iivàr

je

re

byè

IHI

lu

mil

rir

mo

ma

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