I. Pierson, op. cit., p
LoTE. — L'alexandrin.
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Au point de vue du sens, la phrase possède évidemment deux points culminants : à la fin du second alexandrin, où se rencontre la plus forte suspension, et à la fin du quatrième, où la conclusion s'accomplit. Or ces deux rimes se trouvent dépassées en durée, non seulement par les longues du premier et du troisième vers, mais encore par tel temps marqué du vers auquel elles appartiennent : au delà de six à sept syllabes, la" voix n'a pu mesurer son effort. Par contre, dans le premier hémistiche du premier alexandrin et dans le second du troisième, les rapports ont été convenablement observés.
Ces réserves faites, on peut cependant indiquer les faits les plus saillants par lesquels se marque la subordination des accents temporels : certains des phénomènes qu'on va signaler seront à nouveau commentés ou rappelés dans les deux chapitres consacrés l'un à l'accent oratoire l'autre aux durées comparées :
1° Dans un alexandrin de facture classique fortement construit et dont les deux hémistiches s'opposent parallèlement, les syllabes longues de la sixième et de la douzième syllabe ont souvent plus de durée que les autres accents intérieurs du vers :
L'Eternel est son nom, le monde est son ouvrage. Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'astragales.
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