LES GROUPES RYTHMIQUES MUSICAUX : CONCLUSIONS ET ÉNUMÉRATIONS
3° SÉRIE : elle est due à la modification, dans les fins de phrase, de l’un des pieds précédents autres que © et O*, par suite du déplacement du temps marqué. Tout porte à croire, comme on s’efforcera de le montrer ailleurs, que l’accent, quand il remonte de plus de deux syllabes, accomplit ce mouvement par suite de l’effort oratoire, par conséquent que le phénomène n'existe pas à l’état pur et que ses éléments sont complexes. On notera que les chutes de sens introduisent dans le vers français des rythmes descendants tels que le dactyle 0° *. L'analyse de la durée ne nous offrait rien de semblable.
Cette troisième série appelle d’autres observations. On constate, par l'examen des tracés, que l’abaissement de la voix, lorsqu'il y a conclusion, s’opère dans le vers selon les mêmes conditions que 2 2 2 2 dans la prose. Ou bien en effet la ligne mélodique s’affaisse aussitôt après le dernier accent et dans un mouvement continu :
Le ciel n’est pas plus pur que le fond de mon cœur.
Le syël ne pa plu pür kœ lœ fô de môû kr S00 600 600 620 560 $20 $20 s40 540 560 640 520 480 520 520 580 460 500 560 560 440-320 280 O O O [®) QUI ER)
Ou bien la voix commence à descendre aussitôt après l'accent musical, mais elle le fait par échelons, de telle sorte que dans chaque syllabe la voyelle est plus aiguë que la consonne :
Bois, prés, fontaines, fleurs, qui voyez mon teint blême.
Buwû bré Jô té nœ flèr ki v0 yé mû tè blé mœ 260 260 440-320 400 500-300 360 480-400 240 240 440 440-600 320 280 360 280 400-460 320 320 420 300 280 360-340 220 240 O O O O O (KID D:r0:)
ou bien enfin la syllabe féminine qui termine le groupe rythmique peut être plus haute que la précédente : Des flots bénis, des bois sacrés, des arbres prêtres.
De fl be ni de bwa sa kré de zar bræ prè træ 260 300 300 320 280 300 300 340-400 260 280 280 280 300 300 260 360 240 240 240 260 280 260 260 320 220 220 240
e o) Oo Oo (XVII, D 2e.)
De ces formes, la première est la plus fréquente. En outre ces trois exemples montrent que, quand il y a chute de sens, le dernier accent est moins aigu que le pénultième. Le cas contraire se présente il est vrai, quoique rarement. Il suffira de cet échantillon :
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Le vré p& kel kœ fwa ne trœ pâ Se 5 bla blæ 340 340 300 300 420 360 400 320 360 460 600 340 340 320 360 400 280 280 380 440 380 320 220 220 220 220 O e O à O O