‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 216 sur 282 · L'ACCENT DE RHÉTORIQUE STE · texte numérisé non relu

L'ACCENT DE RHÉTORIQUE STE

Mais, seigneur, en un jour, ce serait | un triomphe. a \Parischante:|-...

ANT CG MRRAMUIUEE CENCAAS RE,

Cependant, si dans les exemples précédemment cités, les pieds rythmiques étaient - au lieu de et 1 Van die on, il y aurait faute absolue dans la déclamation. Les mots Troie, part, lrop, Rome, dépouillés d'accent, ne frapperaient plus l'oreille et s’effaceraient au bénéfice d’autres syllabes moins importantes. Dans le second et le troisième vers, une nuance d’ironie véhémente serait supprimée; dans le quatrième, l'élément initial ne s’opposerait plus aux autres termes de l’énumération développée par le poète (l’ Autriche, la France, la Hollande, etc.), il faut absolument couper comme nous l'avons dit‘.

Nous trouvons dans le même fragment d’Andromaque un cas un peu différent. C’est celui-ci :

Dans des ruisseaux de sang Troie ardente plongée...

Dà de rüi 50 d(æ) sä Truwa ar dä tæ plô jé (æ) 27 IS 35 17 so 70 20 34. 12 A7 62 |

ÜU e7 VU VU == VU ee VU VU

(Andr., 29 À.)

Ce vers classique aurait exigé au xvu° siècle un fort accent à l’hémistiche. Mais une telle diction, si elle avait été adoptée par le sujet A, aurait entrainé l’une des deux conséquences qu’on va indiquer. Ou bien Troie ardente aurait formé un seul membre métrique, et le mot Troie, réduit au rôle d’atone, eût dissimulé l’injure qu’il faut mettre en relief; par contre ruisseaux de sang eût conservé toute son importance : telle a été la déclamation de F. Ou bien, la syllabe de la césure demeurant affectée d’un temps marqué, Troie en aurait également reçu un. Or le sujet I seul a prononcé ainsi, mais il a isolé par un silence les deux toniques en contact. Les autres tracés laissent apercevoir deux longues juxtaposées dont la première s’efface devant la seconde par l'effet de glissement que nous avons signalé ailleurs. Le centre de lalexandrin (.. .de sang Troie ardente.…. .),

re du | RE. > RO

au lieu de répondre à la formule est devenu Ÿ *. En d’autres termes il a fallu choisir, etle mot Troie, paraissant mériter

une prépondérance oratoire, s’est subordonné le groupe rythmique antécédent?.

1. Lorsque le sens l’exige, la voix insiste quelquefois sur une série de syllabes consécutives qu'elle détache les unes des autres, mais sans leur accorder une valeur temporelle égale. Le rythme est alors plus ou moins altéré et les durées s’ordonnent assez imparfaitement.

Perdu frois cents vaisseaux, sans compter les galeres.

Per du trwa sà ve 56 sâ kÔ lé. le ga l r(œ) 34 19 36 26 22 35 28 20 14 13 ET 44 ES, KA e ŸY [92 = = U U 18] LU > CRABES SES)

2. La césure conserve cependant une valeur temporelle assez considérable.

Ainsi s'expliquent un grand nombre de scansions analogues dans les vers où la septième syllabe fait partie de la même mesure que la sixième

et fait perdre à celle-ci son accent normal. Certains des exemples que l’on va citer sont encore plus caractéristiques que le précédent :

Toujours vers quelque objet pousse quelque désir...

Je ne rendais qu’à moi compte de mes désirs...

Dis! ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ?

Les flots le long du bord glissent, vertes couleuvres

(Cin., IL, 12 C 1.)

(Bér., 13 CG.)

CHern.. 22 AVE GR?) (P.G., 38 BGJR).)

Si dans les deux premiers vers la coupe est peut-être contestable, elle est tout à fait légitime dans les deux derniers, voir et glissent ayant une valeur significative beaucoup plus grande que pas et bord.

L'accent de rhétorique, affectant un mot situé à l’intérieur du vers afin de le mettre en vedette, peut avoir comme condition l’affaiblissement de tous les temps marqués antérieurs, et même leur suppression. L’effet produit est d'autant plus grand que le mot important émerge seul. Je

transcris trois exemples, avec deux déclamations différentes pour chacun:

1œ le

102 #2 300 300 13 18 VU L°2 320 320 nor

SI

À ne te laisser point ta fuite en ton pouvoir.

La mort emportera mon âme vers la tienne.

J'ai voulu préparer la triste Bérénice.

se 00 300 &, 20 320 à por 18 22 Ü U

puè

O 320 320 24 Ya 16 40

fvit à 43 8 280 300 260 O 31 9

nâ m(œ) PA,

Re MES

10 pu 25 18 260 280 O 15 21 340 360 O

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VU

vwar

(Cin., 1, 6.) tyé

(Cin., 1, 12.)

vu

lu

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