CR GER EME
la hauteur moyenne n’est pas seule à nous révéler la suspension de sens dans la syllabe affectée de l'accent d’acuité, où la consonne l’emporte en durée sur la voyelle ; c’est l'in- -dice d’un effort emphatique qui n’a point réussi à déplacer le temps marqué temporel, mais qui a entraîné avec lui la tonique musicale.
Lots. — L'alexandrin. 52
l’accent a été oratoirement déplacé, mais la voix y descend sur une note plus basse qu’à la fin du vers précédent (340 v. s.), où la conclusion est cependant certaine. Donc, l’alexandrin que nous venons de transcrire est l'équivalent d’une fin de phrase-et doit êtré tenu pour tel. Soit maintenant un exemple différent :
Non, non, la perfdie a de quoi vous tenter; Et vous ne me cherchez que pour vous en vanter.
À priori, le premier vers doit être tenu pour une suspension de sens, le second pour une conclusion. Or J soutient oratoirement la seconde rime
et prononce :
13 vu n(æ) me cer eè kœ pur vu ANUXRE vä 74 280 460 560 500 540 560 440 440 500-360 300 380 240 260 240 260 240 440 460 400 e [e) @ O (Andr., 8.)
Cette dernière syllabe du mot vanter est plus aiguë que la dernière syllabe du mot tenter (420 v.s.) à la fin de l’alexandrin antécédent. Elle est à la hauteur moyenne des coupes suspensives familières au sujet : donc elle ne peut plus être considérée comme fin de phrase.
Toutes ces explications une fois données, il reste cependant que parfois les distinctions sont assez difficiles, surtout lorsque l’organe se tient dans un registre modéré. Il faut alors recourir, pour se décider dans les cas douteux, aux indications que fournit la déclamation des autres sujets.
Mais une autre question se pose. Nous avons dit que le temps marqué remonte d’autant plus que l’emphase est plus forte: Il s'agirait maintenant de rechercher quels rapports il y a entre la qualité de l’émotion et la fréquence des modifications rythmiques. Nous avons tâché de nous en: rendre compte en établissant des moyennes semblables à celles que nous avons présentées au sujet de la durée. Nous avons éliminé soigneusement de nos calculs les fins de phrase réelles. Le tableau qui résulte de nos opérations, par sujet et par morceau enregistré, est le suivant :
À — Andromaque O, 46 Cinna, I 0, 85 Hernani = 1,33 J — Cinna,l — 0, 30 C— Cinna,ll FL 0, 42 Andromaque — 0, 31 Cinna, I — 0, 46 Les Pauvres Gens =— 0, 58 Le Cid = 1, 07 Ruy Blas — 0,75 Bérénicé | — 1644 Cinna, I Le 0, 78:
E — Les Pauvres Gens — 0,37 Le Cid = 1, 03 Ruy Blas = 075 Hernani = 1, 33 Hernani — 1,10 Bérénice — Te 76 G — Les Pauvres Gens - 0, 55 R — Cinua, Il Des 0, 28 ; Andromaque j = 0, 59 Les Pauvres Gens — 0, 60 Ruy Blas —= 0, 90 Cinna, 1 LE 0, 6I Le Cid = 1) Ruy Blas E -- 0, 68 “Hernani — SO Le Cid = I Bérénice — 2 Ten ant — I, 06 | Î — Andromaque st 0, 46 Bérénice — ENT
GCinna, 1 — 0, 46