‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 236 sur 282 · L’ACCENT ORATOIRE D'INTENSITÉ : OÙ ET COMMENT IL SE MANIFESTE · texte numérisé non relu

L’ACCENT ORATOIRE D'INTENSITÉ : OÙ ET COMMENT IL SE MANIFESTE

Fo 50 yær ki væ né lœ vo lé da sa 10 b(æ) 85 15 25 85 25 415 55 60 100 25 20 20 35-5 / A A A A A (R. B.,9R.) Le lyæ m0 bil op skür ka pri si 2 <a jà 140 65 115 135 85 - 140 35 95 -20 65 75 75 105-120 SO 150-30 A A A A A CPGE) E I(æ) mo fræ sa rnè pu re sabi yé me lar mœ 70 60 30 7 35 35 100 65 10 70 40 50 30 S 2 À NTFS LATE A (LEE CS E ka vu là by rô præ n& si 50 la nél 130. 75-55 85 45 25 30 45-100 95-35 65 so 105 85 40 A A A A A

(Andr., 3 À.)

Me fèr sa tra va : ye mwa mên a ta ru i n(œ) CU. SE 130 200- 240 75 300 240 210 210 440-150 so 200 9$ 240 A A A A (Gr 2 0)

Les catégories définies par nous sont toutes représentées dans ces vers : la première dans les deux premiers exemples en deux groupes rythmiques d’étendue différente ; la seconde dans la troisième et la quatrième de nos transcriptions selon les variétés indiquées ; la troisième par les vers 7 et 9 de Ruy Blas en deux mesures de composition dissemblable; la quatrième par les quatre derniers exemples où chaque type renvoie, dans le même ordre, aux rubriques de notre classification.

L'accent oratoire dynamique est donc identique à l’accent oratoire musical en ce sens que le temps marqué se déplace d’une, deux, ou trois syllabes pour se reporter en avant de sa position ordinaire. On trouverait toutefois assez peu souvent une succession Aa aa4a, parce que la présence d’une consonne plus favorable que les autres suffit à créer, au milieu d’une série d’atones, un second accident d’intensité. Nous avons de même reconnu qu'une formation a à à à à A demeure rarement pure. Cependant les accidents emphatiques, sous les espèces de lacuité et de l’intensité, ont en somme des manifestations exactement.comparables. Il s'ensuit que toutes les observations déjà formulées à propos des rapports de l’aiguë oratoire et de l'accent mélodique ordinaire sont applicables à la matière présente. L’avant-dernier des vers transcrits doit être expliqué comme nous l’avons fait d’un des alexandrins dont nous avons commenté la constitution musicale : dans le membre métrique voulant bien rompre, le renforcement de la voix qui frappe la première syllabe n’est autre qu'un temps marqué secondaire, temps marqué devant originairement tomber sur la seconde syllabe du mot voulant, mais qui s’est déplacé sous l'effort articulatoire.

Lorte, — L'alexandrin. 53

Les coupes conclusives, lorsqu'elles sont soumises à l'action de l’emphase, connaissent, dans l’ordre des intensités, les mêmes modifications que dans l’ordre des acuités. La syllabe régulièrement longue peut devenir en même temps forte. Soit par exemple le second de ces trois vers :

Tout cela part d’un cœur toujours maître de soi, D’un héros qui n’est point esclave de sa foi. Pour plaire à votre épouse, il vous faudrait-peut-être..…. Il termine une période et précède un nouveau développement. Il devrait donc régulièrement porter un accent soit sur la dixième, soit sur la

onzième syllabe. Or A renforce la douzième syllabe.

D& e r6 ki ne prvè les kla væ dæ sa Jwa 75 80 85-200 RES 75 60 110 90 70-80 55 65 7 55 110-5 A A < VAN

(Andr., 16 A.)

Ailleurs la syllabe intense, dans les chutes de phrase, se contente de remonter le plus loin possible vers le commencement du groupe rythmique,

où elle est assez souvent attirée par un accident oratoire temporel et musical, quelquefois par les deux ensemble :

Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.

Pi pri yà Dy& Hs tÔ kœ le sèk à Ja dor 1nœ 24 25 28 33 21 32 14 18 32 20 28 35 24 280 280 260 280 280 300 220 260 380 260 280 260 240 260 280 260 240 200 240 200 200 200 O O [e)

80 I15 75 25 105 90 130 20 95 30 65 65 45 25 25 ES A A A A CPGE SSEN);

Comme on peut en juger par tout ce qui précède, l’emphase détruit le rythme d’intensité aussi bien que celui de durée et celui d’acuité. Point n’est besoin de le montrer ici par le détail; le commentaire que nous présenterons plus loin de notre fragment d’Eviradnus nous permettra de le faire ressortir suffisamment. S'il s’agit de distinguer des fins de phrase réelles les coupes suspensives transformées oratoirement, nous avons pris le parti, comme uous l’avons indiqué, de nous en tenir au critérium que l’on peut tirer des hauteurs musicales. Quant à la question de savoir comment se succèdent deux groupes rythmiques juxtaposés lorsqu'un déplacement du temps marqué affecte le premier de ces deux groupes, il suffit de renvoyer à ce que nous avons dit plus haut, et de signaler que la tonique normale, une fois dépossédée de son accent, peut s’agréger complètement à la mesure suivante, ou bien qu’elle peut rester en dehors de la seconde progression rythmique qui ne commencera Qu’après elle,

Voici deux exemples, un pour chaque cas :

Tu n’as fait le devoir que d’un homme de bien. :. Bérénice a longtemps balancé la victoire;

L'ACCENT ORATOIRE D'INTENSITÉ : SON INFLUENCE SUR LE RYTHME ET SA VALEUR EXPRESSIVE

Tu na fe &: læ dæ vwar 60 so 80-175 140 165 105 130 / À VAN VAN Be re mis a 1ô 1â 65 105 120 55 1145 70 AN AN

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(Cid, 7 ©.)

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