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L'EFFORT ORATOIRE ET LA DURÉE SYLLABIQUE

0 , . e Le A , D LA LA Mais l’accentuation des mots est-elle toujours conforme aux règles que nous avons déterminées ? Nous avons noté qu’un mot de plus de deux syllabes commençant par une consonne peut présenter une première syllabe plus longue que la seconde, la dernière conservant malgré tout

Vaccent de durée principal, et nous avons remarqué que, à l'intérieur d’une succession polysyllabique (äplifikasy6), la syllabe qui contient le plus grand nombre d’articulations est affectée d’une valeur temporelle lésèrement supérieure à celle des syllabes qui l’encadrent. Il s’agit donc maintenant d'expliquer ces difficultés et nous rechercherons en même temps quelles modifications produit dans la durée une prononciation emphatique.

Il semble que pour des syllabes isolées la longueur soit en raison même du nombre des éléments composants. Les moyennes obtenues pour 4, &, 6, bra (bras), Dyoé (Dieu), plô (plomb), qu’on s'était efforcé de dire dans un mouvement égal, ont été respectivement de 27, 30, 30, 39, 41, 41, c'est-à-dire qu’il y a une supériorité d'environ 10% en faveur des émissions de voix les plus complexes. Toutefois la question vaut d’être examinée pour des mots dont la syllabe finale n’est pas celle qui comporte la plus grande quantité d’articulations différentes. On a donc inscrit plusieurs fois ceux-ci : sérapôtè (strapontin), krœvé (crever), trôpé (tromper), ekspliwvaté (exploiter), grèsé (grincer), dans lesquels, soit à l’initiale, soit à l’intérieur, il y a une voyelle qui s'appuie sur plusieurs consonnes. On a pris trois séries d'enregistrements dont on donne les moyennes ; on a inscrit la première en se gardant soigneusement de toute emphase, la seconde à voix naturelle, la troisième avec une emphase voulue.

strapote krœvé

trôpé

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