Abbé Scoppa, 1b., p
4. M. Souriau, L'évolution des vers français au XVIIe siècle (1893), p. 128 : « Ce genre de vers est un peu plus dur que les autres, mais pas beaucoup. » — Il est vrai qu’à la p. 419 on lit : « Ces vers ne sont ni plus ni moins doux que les autres. »
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D'autre part, on a considéré que la syllabe féminine, composée d’une consonne ou d’un e muet, ne fait point partie intégrante du membre rythmique terminé par la longue dont elle est immédiatement précédée. Toutes les analyses rythmiques, qu’elles soient de Becq de Fouquières, de Clair Tisseur ou de Lubarsch sont d’accord sur ce point, et les traités séparent les groupes de la façon suivante :
Nulle lar — me jamais — n’a mouillé — ta paupière. (A. Barbier) Toi qui gar — des encor — le cul — te des vieux jours. (de Laprade) L’apportè — rent alors — sous les ten — tes d'Achille. (Banville)
Ces coupes ont semblé si naturelles aux théoriciens qu’ils ont généralement négligé de les justifier. Cependant M. Grammont, scandant ce vers selon la forme indiquée :
Et le pâle désert — rou — le sur son enfant (Musset, Rolla)
l'accompagnait de cette remarque : « Notons, une fois pour toutes, à propos de cet exemple, que dans le vers français une mesure finit toujours avec une syllabe tonique, et que les syllabes qui terminent les mots, comme ici la syllabe -/e, appartiennent à la mesure suivante ï. »
Quelque séduisant que soit le point de vue des métriciens, il ne semble pas qu'il faille leur donner entièrement raison. Que l’on puisse scinder théoriquement :
Et le päle désert — roule — sur son enfant,
cela ne fait aucun doute, puisque tous les pieds rythmiques qui constituent notre seconde série sont composés de façon identique ou analogue, et que dans chacun d’eux la longue supporte après elle ‘une brève qui lui est étroitement unie. De plus, si le sens en règle générale est le principe générateur des coupes, pourquoi faut-il admettre ici une exception à la loi par ailleurs universellement reconnue ? Le sens en effet ne permet pas de regarder comme un tout indissoluble le membre -/e sur son enfant, tandis qu’au contraire roule s’isole parfaitement, de même que les quatre dernières syllabes du vers. |
Pour s’en tenir à la durée seule, de nombreux indices prouvent que la syllabe féminine se rattache rythmiquement à la syllabe tonique dont elle est précédée. Sans doute certains chiffres paraissent donner raison à Becq de Fouquières et à Clair Tisseur, et la progression temporelle a Pair de s'établir à partir de cette syllabe muette jusqu’à la prochaine longue. Voici quelques exemples que pourraient invoquer les critiques précités : |
Livrait à l’univers le reste de mes jours.
Li vrè la lu ni vèr lœ rès tæ dœ Meur 33 38 14 15 18 56 15 50 14 14 18 50 LV T7 V V LV 5.2] LV a 1° VV V RE
(Bér M2 To)
1. Grammont, Etudes sur le v. français (Revue des langues romanes, 1903, p. 106).
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