V — V V V — VU V V — V
7° La septième finale porte un accent.
(Hern., 18 R.)
Il faut distinguer deux cas. Ou bien lhémistiche est déjà affecté de son « frappé » normal, et le temps marqué de la septième syllabe subsiste à côté de celui de la césure ; alors il y a une forte séparation de sens qui permet la coexistence de deux accents consécutifs, sans qu'il y
ait là rien qui soit contraire à la plus ancienne tradition, puisqu'on a fait sentir la coupe médiane de façon à satisfaire aux exigences classiques : Il est beau de mourir maître de l’univers.
le bô de
mal rir mé
lrœ dæ lu ni vèr 12 12 SAT 16 41 36 16 II 14 13 42 VU V — LV 12 — — V 12 V LV (I N.) Maître de mon destin, libre dans mes soupirs.… Mè træ dæ mû des 1è li bræ da me su pir 40 15 15 19 25 AI 50 18 15 18 23 53
CBer:,12.C?)
Ou bien le sens ne permet pas d’appuyer sur la sixième syllabe et la septième seule est longue :
AI
Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ?
vu dre tu pa VwUT u ne twal 0 ô 14 18 13 20 43 7 15 83 II S4 LV V LV L°2 — LV LV — LV a
À sué quatre cent trente millions d’or !
ka træ sû trà 1œ mi li 30 dor 16 24 30 44 10 18 13 20 43 187 (81 Ÿ = VU YU VU Le] 4
(Hern., 22 R.)
(RB., 39 E.)
Les observations à faire sont les mêmes que pour la coupe cinquième. Les constructions semblables à ces deux derniers exemples sont proscrites par un grand nombre de critiques, parmi lesquels se trouve Clair Tisseur, parce qu'ils veulent maintenir la règle traditionnelle de l’hémistiche : il leur semble en effet que tout vers privé d’accent à la césure est faux et blesse l’oreille, sans qu’on puisse savoir si leur sentiment correspond à une réalité ou s’il est le résultat d’une éducation livresque. Ce temps marqué septième, que la déclamation moderne ne peut faire apparaître que rarement dans les vers classiques, et seulement en le substituant au sixième malgré la volonté du poète, a reçu une extension considérable dans la versification contemporaine. On peut constater que, dans les deux exemples qui précèdent, les sujets n’ont fait aucune difhculté pour lui donner son relief et qu’il n’y a aucune trace d’embarras.
8° La huitième syllabe porte un accent.
Il n’y a pas la moindre difficulté, non plus que pour les temps marqués neuvième et dixième; tous les rythmiciens ‘ ont admis ces coupes
dans leurs classifications :
Ja
vrè ta lu ni vêr lœ rès tœ GENE 2 JUT 62 16 17 18 47 27 52 14 IA 18 re) Et cinq petits enfants, nid d’âmes, y sommeillent. sè pe ti xû fa ni dä mæ gi so mé y(æ) 39 19 19 28 42 34 54 20 16 26 48
Livrait à l'univers le reste de mes jours. ;