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(Cin., 16 J.) Ta mort emportera mon âme vers la tienne.
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Sans doute la coupe traditionnelle se maintient dans un certain nombre d'exemples. Mais la plupart des sujets, ou même tous, avec, il est vrai, des variations qui se manifestent au gré des vers, ne sentent pas la nécessité de conserver au vers classique, partout et toujours, la forme que lui assignent les théoriciens.
La raison s’en découvre aisément. L’alexandrin romantique, malgré la volonté de ses créateurs, a enseigné que rien ne pourrait prédominer sur le sens. Il a montré-que l'accent de la phrase régnait sans partage, et, par la force même des choses, le temps marqué refusa désormais de s’arrèter aux places fixes où l’on prétendait le contraindre. Qu’en est-il résulté ? Tout naturellement que ce qui semblait bon pour certaines constructions métriques s’est étendu aux autres, que l’alexandrin classique a marché hardiment sur la route qui lui était ouverte. S'il y a une forte suspension de sens à la sixième syllabe, dans le vers classique comme dans le vers romantique, il y a terminaison de pied et par conséquent longue. Si au contraire la suspension n’est qu'apparente, si la voix ne peut s’y maintenir que d’une manière factice et si des syllabes placées en deçà ou au delà offrent un arrêt plus convenable, qu'importent les décisions des poètes et des grammairiens ? La voix passe outre, de telle sorte qu’on
aboutit à cette conclusion nécessaire : il n'y a plus aujourd’hui aucune différence essentielle et de principe entre lalexandrin romantique et l’alexandrin classique, tout au moins au point de vue de la durée, le seul que nous ayons examiné jusqu'ici. Ce sont les mêmes groupes
rythmiques, les mêmes combinaisons de brèves et de longues, et la place de l’accent n’y est soumise à aucune limitation.