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l'intérêt de l’aliéné, c’est celui de l’aliéné qui doit prévaloir (1). Or l’expérience révèle que, chaque année, des milliers de malades font des séjours d’une durée injustifiée dans les établissements psychiatriques. Dans sa Circulaire de 1906, Clemenceau soulignait qu’on gardait dans les asiles, et principalement dans les établissements privés, des aliénés guéris « sous prétexte de philantropie, et en réalité à cause des services qu’ils rendent à l’asile ou dans ses dépendances ». Il est exact que, même dans des établissements publics, on tient souvent à conserver les « bons domestiques ». Ce n’est pas sans raison que d’éminents médecins, notamment le docteur MARIE, ont dénoncé depuis longtemps : « l’exploitation odieuse de la maind'œuvre des aliénés dans certains asiles » (2).