‹ L'ÉCHEC du SYSTÈME 'ADMINISTRATIF' d'INTERNEMENT des ALIÉNÉS: Etude critique de la condition juridique des étrangers et des garanties de la liberté individuelleChapitre 175 sur 349 · ENT · texte numérisé non relu

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chiatrique, même disposant d’un personnel médical suffisant, il n’en est pas ainsi. Le médecin fait sa « tournée » règlementaire une fois par jour. Si un nouveau malade est conduit dix minutes plus tard, l'infirmier-chef ou surveillant de service a mission de l’enfermer au pavillon d'observation, quelle que soit la nature de la maladie. On n'oserait pas même avertir l’interne, s’il y en a un à ce moment-là, un vulgaire malade en supplément ne mérite pas l’honneur de déranger un si haut personnage. Du moment où le nouveau venu est régulièrement enfermé dans le pavillon de triage, la consigne a été respectée. Il est rare que, le lendemain, le médecin prenne une décision ; il préférera laisser se prolonger la période d’observation. Il n’est pas rare, par contre, qu'un malade, calme à l’entrée, s’agite et se révolte, si bien qu’on est obligé d'employer à son égard des moyens archaïques de contrainte (réclusion cellulaire, camisole de force, etc.) qui ne font qu’aggraver un état primitivement très curable.

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