INSUFFISANCE DE CES TENTATIVES ISOLÉES
Malheureusement, toutes ces expériences sont le fait d’initiatives privées, aux risques et périls de leurs auteurs. Il en résulte que ces tentatives sont isolées. D'ailleurs, l’administration ne se montre pas toujours compréhensive. Son contrôle vise moins à examiner ce qui a été fait pour le bien des malades qu’à assurer le respect d’une réglementation désuèête. Parfois, elle y met obstacle. C’est ainsi que V’asile de Rennes possédait une ferme importante, à proximité de la ville, où travaillaient des aliénés en demi-liberté ; ce système donnait satisfaction. En 1924, l’exploitation de cette ferme a été retirée aux malades par l’administration, « pour des motifs extra-médicaux » (1).
La majorité des aliénés reste soumise à un régime voisin de celui prévu en 1838. L’asile est une prison dont le médecin n’est que le gardien-chef.
(4) Cf. Leconte et Delage, Annales de médecine légale, 1947, p. 195.
(5) Cité par Masson, thèse Paris 1902 (précitée) p. 256.
(6) Notamment le docteur Jeanne Morel, à Rouen, au début de la dernière guerre.
(7) Doct. Agnès Masson, op. cit., p. 65.
349 - (1) Raynier et Beaudoin, « L’assistance psychiatrique française », 3° édit. t. III (1951), p. 454.