‹ L'ÉCHEC du SYSTÈME 'ADMINISTRATIF' d'INTERNEMENT des ALIÉNÉS: Etude critique de la condition juridique des étrangers et des garanties de la liberté individuelleChapitre 2 sur 349 · I - L'ÉPANOUISSEMENT DE LA NOTION DE LIBERTÉ EN DROIT FRANÇAIS · texte numérisé non relu

I - L'ÉPANOUISSEMENT DE LA NOTION DE LIBERTÉ EN DROIT FRANÇAIS

Depuis 160 ans le mot « Liberté » connaît une vogue extraordinaire. On le proclame à tout propos dans la presse et dans les réunions ; il orne le fronton des édifices publics ; des régimes politiques successifs, construits pourtant sur des bases bien différentes, en ont fait à grands cris leur devise ; après une courte éclipse due à l'occupation allemande, le gouvernement provisoire, soucieux du « Rétablissement de la Légalité Républicaine », puis la IV° République ont prétendu faire de cet emblème la clé de voûte de l'édifice social.

Plus encore que la fameuse « Déclaration des droits de l’homme » la Constitution du 13 octobre 1946 entend faire de la nouvelle République le champion international de la Liberté.

Elle va jusqu’à donner asile sur son territoire à « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté » (Préambule de la Constitution de 1946).

Ainsi cette France « mère des arts, des armes et des lois » va donc non seulement garantir à son peuple la liberté individuelle de chaque citoyen, mais elle se propose même, dans un geste magnanime, de « nourrir du lait de sa mamelle » tous les indésirables étrangers qui s’intituleront défenseurs du libéralisme.

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