‹ L'ÉCHEC du SYSTÈME 'ADMINISTRATIF' d'INTERNEMENT des ALIÉNÉS: Etude critique de la condition juridique des étrangers et des garanties de la liberté individuelleChapitre 291 sur 349 · Cf. Doct. Agnès Masson (op. cit.), p · texte numérisé non relu

Cf. Doct. Agnès Masson (op. cit.), p

(2) Thulié (op. cit.), p. 49-50.

(3) Bertrand (op. cit.), p. 118.

(4) Cf. Raynier et Beaudoin, t. III, p. 133 et 455.

(5) Id. p. 134.

(6) Sur tous ces points, cf. Vidart (thèse précitée), Raynier et Beaudoin, tome III, et Faël, « Placement familial, nouveau mode économique et humanitaire » (Thèse médecine Paris 1927).

PRÉVY AULT 21

— Colonies d’aliénés : en réalisant le placement des malades dans un petit rayon autour de l'asile, on arrive à créer des colonies familiales, telle que celles de Gheel en Belgique, et les nombreuses colonies allemandes. En France, deux colonies du même type ont été créées au profit des malades réputés incurables de la région parisienne où ils encombraient les asiles : celle de Dun-sur-Auron (femmes) depuis 1893; celle d’Ainay-le-Château (hommes) depuis 1900 (7).

L'administration ne semble pas avoir fait un effort suffisant pour augmenter le nombre des colonies.

— Etablissements hospitaliers d’incurables non justiciables de l’'internement : il échet de réserver la condition juridique « d’aliénés » à un nombre de malades de plus en plus restreint, dangereux pour l’ordre public ou pour eux-mêmes. Les autres malades ne relèvent de l’hôpital psychiatrique que dans la mesure où ils ont besoin de soins. Si ces soins se réduisent à quelques cachets d’absorption quotidienne, il est préférable de les faire bénéficier d’un autre mode d'assistance où la contention n’est plus l’essence même du régime. Nous allons examiner brièvement les différents projets d’organisation des services d’assistance, tels que les conçoivent les sociologues et médecins modernes.

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