VI - (1) Et notamment la fameuse loi du 7 Février 1933. É ù
(2) A la veille des élections, sont brusquement promulguées des lois pleines d’indulgence en leur faveur. Cette constatation a pu être faite, une fois de plus, avant les élections de 1951. .
(3) Il est curieux de constater que cet aspect politique du problème de l’aliénation mentale ne semble guère avoir retenu l'attention des nombreux auteurs qui ont étudié la question. Toutefois, nous sommes heureux de lire, récemment, sous la plume du doyen Euzière (Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Montpellier) : « Les aliénés
SRE Vs VII - DIFFICULTÉ DU PROBLÈME.
Le problème que soulève cette réforme est, il faut l'avouer, complexe, délicat, difficile à résoudre. Raison de plus pour y consacrer une sérieuse étude.
Il ne s’agit pas d’abattre brusquement tous les murs des établissements d’aliénés. Leur existence est malheureusement nécessaire. D'abord, il y a des individus dangereux ; ensuite d’autres qui, sans être très redoutables, seraient néanmoins incapables de vivre dans une société normale où ils provoqueraient de continuelles perturbations. Mais il y a de lamentables exceptions !
Nous voulons bien croire qu’elles sont, de nos jours, moins nombreuses qu’il y a cent ans ; cependant, elles sont encore trop nombreuses ; le terme « exception » est en réalité inexact ; disons plutôt qu’une forte proportion des aliénés, internés dans les hôpitaux psychiatriques, est constituée par des individus dont la place n’est pas là ! Ce sont les victimes quotidiennes de la trop grande souplesse de la procédure « administrative » d’internement. Il importe donc par une législation bien conçue et bien adaptée aux nécessités sociales de prévenir les abus scandaleux qu’a engendrés le système actuel.