‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 10 sur 113 · Quinzaine, 1" février i 1906, p · texte numérisé non relu

Quinzaine, 1" février i 1906, p

2. Voir ci-dessous, aux Documents, p. 417, le manifeste et les statuts de l'association de Saint-Rambert.

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liluhnirs (lui lui (li'plaisont, des machinations (>(cullt>>^. l'iiltliqucnicnt, olle s'érige en avouée «le la loi, (jui veut que l'école soit véritablement respectueuse des consciences. Pul)ii<|uem('nt, elle s'érige en organe des susceptibilités patriotiques, qui ne permettent pas à l'instituteur de travailler contre la France. Elle n'est pas un groupement de rebelles: c'est en alléguant les lois scolaires elles-mêmes, c'est en se pla(;ant sur le terrain de la loi même de 1901, qu'elle lutte contre le nouvel esprit scolaire. Elle fait, avec une méthode légale, une œuvre loyale.

Un des fondateurs de l'Association s'en fui voir un instituteur dont on avait lieu d'être mécontent, et lui parla comme il suit : k Mon bon ami, vous avez vos idées, comme moi j'ai les miennes. Si j'ouvrais une école, si vos enfants venaient chez moi et qu'on leur parlât toute la journée du Bon Dieu et de la sainte Vierge, vous vous révolteriez, n'esl-il pas vrai, et ne voudriez pas qu'on déformât l'âme d(; vos garçons avec ce que vous appelez des contes bleus. Eh bien, nous, nous ne voulons pas de vos contes roitf/es. »

De ce jour, les contes rout/rs cessèrent. Car s'ils n'avaient pas (;essé, la vigilante association pouvait saisir de sa plainte l'inspecteur primaire, l'inspecteur d'Académie, la presse. Le pouvoir n'aime pas " avoir des affaires », comme l'on dit vulgair'emeul ; V Association de Snint-lUnnltcvl , sans chercher les incidents, en créera, s'il le faut, pour faire respecter la loi, les consciences et la l'rance.

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