‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 9 sur 113 · PRÉFACE XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XVII

niant. Mais le pdril subsiste, d'autant plus j^^rave qu'on s'obstine à ne point le regarder en face ; entre l'esprit d'un certain nombre de primaires et les maximes des hommes d'l*'tat soucieux du relèvement national, l'incompatibilité s'accentue. Une ou deux fois, déj.'i, des propos assez vifs ont été échangés entre l'État républicain et l'école républicaine : escarmonches provisoires, qui présagent des diflicultés plus sérieuses. Lorsque l'Ktat, fatigué de sa propre patience, jugera bon de s'armer pour la protection des instituteurs patriotes et pour la répression des instituteurs « sanspatrie », il faut qu'il soit assuré de trouver, parmi les bons citoyens, des organisations toutes prêtes à l'appuyer et h lui donner courage ; et c'est donc à nous tous, autant et plus qu'à l'Etat, qu'il appartient d'aviser et d'agir.

Dans une entreprenante revue: La Quinzaine^, le comte Henry de Boissieu vient de nous raconter une jolie tentative faite dans le département de l'Ain. De bons citoyens ont fondé, en s'appuyant sur la loi du l" juillet 1901, V Association drs faniilU'S du Canlon de Saint-Rambert'^. Leurbui est « de maintenir dans l'Ecole le culte du patriotisme et des traditions nationales » et de « faire observer la neutralité religieuse inscrite dans la loi » : V Association fonctionne à ciel ouvert, en plein jour. Elle ne concerte point, contre les ins-

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